À l’instar de Gilles, je me suis aussi payé ce luxe dans le temps des fêtes et ai — aussi — bien regretté mon choix. Les personnages sont d’une simplicité et d’une absurdité consommée (bien sûr ma lecture du livre ne m’avait pas tant choqué, mais bon… ).
Je dois par ailleurs avouer que je n’ai pas été que peu ébranlé de la part que l’on y fait aux enseignants et de la servilité de Harry à suivre les règles d’un jeu imbécile. Je croyais être simplement sensible du fait du mépris ambiant envers les enseignants et les employés de l’État, mais quelle n’a pas été ma surprise de me rendre compte que dans l’édition du Monde Diplomatique que m’a si gentiment achetée ma maman (soit celle de décembre 2005), on trouvait une critique virulente du film et du message qu’il véhiculait se rapprochant de ce qui m’avait perturbé…
La chose en vaut le coup. L’auteur y parle justement du danger d’y voir des pédagogues plus attachés aux règles d’un jeu ou d’une autorité quelconque qu’au bien-être de leurs élèves. De même, il rappelle qu’il existe aussi un danger assez important à présenter un message qui illustre qu’il est possible de tout permettre lorsque la cause est juste (et à quel point le stade détruit par les mange-morts ressemble aux décombres d’un attentat terroriste).
Je me souviens que, lors de ma lecture du premier livre, j’avais été bien déçu de l’existence de classe sociale marquée dans le monde des sorciers (les sorciers n’étaient somme toute pas plus fins que les Muggles). Décidément, plus j’avance dans cette histoire de sorciers, plus je doute.


Merci beaucoup Charles-Antoine,
Lise