Archive pour avril 2006

En quête du saint anti-spam ;-)

30 avril 2006

Bon, je tente une nouvelle expérience. J’ai ajouté le plugin Spamclear à Dotclear. L’idée de cet anti-spam que j’ai en fait ajouté à celui que j’avais déjà installé (cf. ICI) réside, selon son auteur, dans un filtre bayesien similaire à ce qui existe dans Thunderbrid.

Il faut donc que j’entraîne le petit filtre à reconnaître ce qui est spam de ce qui ne l’est pas… Je crois cependant que, comme la grande majorité des spams sont écrits en anglais, la recconnaissance des spams devrait en être facilité d’autant.

Si ça ne fonctionne toujours pas (mais c’est que c’est vraiment une plaie cette histoire de spams!!!), il faudra que je me lance dans une meilleure compréhension de Dotclear pour être mesure de réaliser la suggestion de Marc-André Bélanger.

Mohamed Harkat déplacé

29 avril 2006

Une lettre du ROCG, ce matin :

Bonjour,

Comme vous le savez surement, Mohamed a été transféré dans la prison °Guatanamo° du nord c’est-à-dire à Kingston. Une prison super-sécuritaire a été construite à l’intérieur du pénitentier afin d’y enfermer les personnes détenues en vertu d’un certificat de sécurité : c’est-à-dire les personnes contre qui on n’a jamais porté d’accusation, qui n’ont jamais eu accès aux preuves s’il y en a, qu’on n’ont pas eu droits à un procès, menacés de déportation vers des pays où ils risueront la torture et la mort et qui sont détenus, en opposition à toutes les règles de justice fondamentales auxquelles le Canada est supposé adhérer.

Les détenus sont : Mohamed Harkat arrêté le 10 décembre 2002, Hassan Almrei arrêté en octobre 2001. Mohammed Mahjoud arrêté en juin 2000 et Mahmoud Jaballah, arrêté en août.

Ces détenus sont isolés des autres, séparés et éloignés de leur famille (Toronto et Ottawa). Il faut briser le mur de silence que tente de créer que le gouvernement canadien tente de créer autour d’eux.

Vous pouvez briser ce mur de diverses façons :

Donnez généreusement des sous afin que Sophie Lamarche, l’épouse de Mohamed Harkat puisse lui rendre régulièrement visite.

Surtout, prenez quelques minutes de votre temps pour écrire un mot d’encouragement à Mohamed, pour lui dire que vous soutenez sa cause, qu’on ne l’oubli pas. Nous pouvons même vous offrir un service de traduction si vous le voulez. Faites-nous parvenir le message que vous voulez lui faire parvenir. Nous le traduirons en anglais et nous vous le renverrons afin que vous puissiez lui faire parvenir.

Voici l’adresse où vous pouvez le rejoindre

MOHAMED HARKAT
Kingston Immigration Holding Centre
c/o CSC RHQ Ontario Region
440 King Street West
PO Box 1174
Kingston, ON
K7L 4Y8

Merci de votre soutien !

Francine Dumas

www.rocg.ca

http://www.zerra.net/freemohamed/

Rétroaction audio…

28 avril 2006

Une enseignante du cours PED-861 que j’ai le plaisir d’offrir ce semestre m’a fait découvrir une pratique qui me semble géniale et pleine de potentiel. Elle expliquait qu’elle avait lu dans le magazine Correspondance qu’une autre enseignante du collégial enregistrait ses commentaires au sujet des travaux de ses étudiants. Enseignante de français, elle employait cette technique depuis une dizaine d’années ce qui, selon ses dires, lui permettait de donner davantage de commentaires à ses étudiants en évitant la rédaction, parfois fastidieuse, de ces commentaires.

Ainsi, elle faisait une lecture à voix haute de la dissertation de l’étudiant et intégrait à cette lecture tout commentaire qu’elle jugeait pertinent. Cette enseignante soutenait que cette pratique lui permettait de corriger plus rapidement les dissertations des étudiants et, surtout, lui permettait d’être beaucoup plus explicite dans l’explication de ses commentaires aux étudiants.

Je trouve l’idée géniale! Pas uniquement en français, mais dans plein d’autres disciplines. Peut-être est-il possible aussi de ne pas lire à voix haute la dissertation ou le travail de l’étudiant, mais seulement de faire part de ses commentaires en notant le texte (ou tout travail ou réalisation) avec des points de repère. Quoique, l’enseignante semblait soutenir que la lecture à voix haute des textes permettait aux étudiants une relecture de leur texte qu’ils ne sont pas toujours prêts à faire.

L’enseigante fonctionnait avec des cassettes… Il me semble cependant que l’idée peut très bien exploiter la facilité de manipulation du MP3.

Des spams et des spams

28 avril 2006

Je suis un peu dépassé… Comment me protéger contre des spams qui ont une allure tout à fait banale mais qui ont un lien vers un site commercial? Je ne peux les bloquer par une liste de mots. Les mots qu’on y trouve sont si communs que je risque de bloquer plein de bons commentaires… Peut-être par leur adresse IP…

Hum…

UC Berkeley on iTunes U

27 avril 2006

Mais c’est qu’on y trouve on stock fou de bons cours! Pourquoi devrais-je payer des frais de scolarité, déjà ? ;-)

UC Berkeley on iTunes U

(Je n’ai pas encore trouvé comment se donner des signets sur iTunes)…

Peanut!

25 avril 2006

Perdu dans ses songes, Félix me lance soudain : « Quand je serai grand, je vais pinotter des avions. Comme ça, je serai pinotte d’avion! »

Je ne sais pour les avions, mais il est déjà pas mal peanut ;-)

Petite revue des blogs de profs (2eme édition)

21 avril 2006

C’est plein de blogues de profs! C’est aussi une bonne façon de présenter le CRAP à ceux qui ne le connaissent pas.

CRAP – Cahiers-pédagogiques : Petite revue des blogs de profs (2eme édition)

Les dossiers de la VST – L’édition de référence libre et collaborative : le cas de Wikipedia

20 avril 2006

La cellule veille scientifique et technologique de l’Institut national de recherche pédagogique (INRP) a récemment mis en ligne un dossier fort complet traitant du cas Wikipedia. La dossier est disponible en pdf ou en html sur le site de l’INRP.

Les dossiers de la VST – L’édition de référence libre et collaborative : le cas de Wikipedia

via Homo-Numericus.net.

L’Opus Dei redore son image?

18 avril 2006

À l’heure du Da Vinci’s Code et de la charmante campagne de réhabilitation[1] que tente de mettre en place les membres de l’Opus Dei, il semble essentiel de se souvenir ce que l’histoire nous enseigne quant au véritables mandats et au réel pouvoir de cet organisme des plus réactionnaires.

Pour l’instant, je me bornerai à attirer l’attention sur ce texte de François Normand dans le Monde Diplomatique septembre 1995 [2].

Il importe par ailleurs de se souvenir du pacte qu’avaient les puissances réactionnaires (voire fascistes) avec l’Opus Dei. En ce sens, les relations qu’entretenaient les membres de l’Opus Dei et les autocrates du régime franquiste sont bien documentées. Il en va de même de la participation active de l’Opus Dei dans les attaques répétées qu’ont subies les partisans de la théologie de la Libération en Amérique latine.

L’Opus Dei est bien loin d’être une secte meurtrière comme la dépeint Dan Brown dans son roman. Au cours des dernières décennies, elle a consolidé un pouvoir beaucoup plus grand que celui d’un quelconque groupuscule dont le seul mandat serait de protéger un secret chrétien. Non, l’Opus Dei n’est pas qu’une simple secte de fous, elle est autrement plus dangereuse et puissante![3]

L’absurdité du portrait que brosse Dan Brown de l’Opus Dei a ceci de dangereux qu’il permet aux membres de l’Opus Dei de simplement se défendre contre des accusations saugrenues et futiles alors qu’ils devraient rendre des comptes au sujet d’actions autrement plus inquiétantes que la flagellation ou le port d’un silice.

Notes

[1] Radio-Canada, L’Opus Dei veut redorer son image, le mercredi 5 avril 2006.

[2] François Normand, « Garde blanche du Vatican, La troublante ascension de l’Opus Dei », Monde Diplomatique, septembre 1995.

[3] À ce sujet, lire aussi Jesus Ynfante, « Résurrection de l’Opus Dei en Espagne », Monde diplomatique, juillet 1996 et Juan Goytisolo, « Un saint fasciste et débauché », Monde diplomatique, octobre 2002.

Communism may be dead, but clearly not dead enough

10 avril 2006

Last month, the Council of Europe’s parliamentary assembly voted to condemn the « crimes of totalitarian communist regimes », linking them with Nazism and complaining that communist parties are still « legal and active in some countries ». Now Göran Lindblad, the conservative Swedish MP behind the resolution, wants to go further. Demands that European ministers launch a continent-wide anti-communist campaign – including school textbook revisions, official memorial days and museums – only narrowly missed the necessary two-thirds majority. [...]

The dominant account gives no sense of how communist regimes renewed themselves after 1956 or why western leaders feared they might overtake the capitalist world well into the 1960s. For all its brutalities and failures, communism in the Soviet Union, eastern Europe and elsewhere delivered rapid industrialisation, mass education, job security and huge advances in social and gender equality. It encompassed genuine idealism and commitment, captured even by critical films and books of the post-Stalin era such as Wajda’s Man of Marble and Rybakov’s Children of the Arbat. Its existence helped to drive up welfare standards in the west, boosted the anticolonial movement and provided a powerful counterweight to western global domination.[...]

It would be easier to take the Council of Europe’s condemnation of communist state crimes seriously if it had also seen fit to denounce the far bloodier record of European colonialism – which only finally came to an end in the 1970s. This was a system of racist despotism, which dominated the globe in Stalin’s time. And while there is precious little connection between the ideas of fascism and communism, there is an intimate link between colonialism and Nazism. [...]

Around 10 million Congolese died as a result of Belgian forced labour and mass murder in the early 20th century; tens of millions perished in avoidable or enforced famines in British-ruled India; up to a million Algerians died in their war for independence, while controversy now rages in France about a new law requiring teachers to put a positive spin on colonial history.

Seumas Milne, « Communism may be dead, but clearly not dead enough », The Guardian, le 16 février 2006.