François Guité présente un très bon billet concernant les manuels scolaires. Bien entendu, je ne peux qu’être en accord lorsqu’il indique, qu’a priori, les manuels ne peuvent qu’avoir un élément d’individualisme qui ne permet que difficilement ce que suggère le renouveau pédagogique ou une compréhension socioconstructiviste de l’enseignement et de l’apprentissage. Or, je crois qu’il est malgré tout possible de créer un outil qui permette beaucoup plus qu’il ne limite.
En ce sens, je suis un peu dans la même situation que Clément Laberge (cf. le premier commentaire dans le billet de François). Lors de l’élaboration de nos manuels, nous avons dû mettre beaucoup en œuvre pour que nous puissions respecter notre philosophie de l’éducation malgré les limites inhérentes à la forme d’un manuel scolaire. Je crois cependant qu’il est possible de créer du matériel didactique dynamique et qui permette de favoriser (et de faciliter) une approche socioconstructiviste (tout dépendant de ce que fait l’enseignant en classe). Je crois, par surcroît, que nous y sommes parvenus dans le cas du premier cycle.
Il demeure cependant les limites de la commercialisation… Parfois, ce que demandent les enseignants, ce que demande le MELS et ce que nous croyons ne concordent pas.
Je tiens par ailleurs à souligner que l’un des articles auxquels fait référence François dans son billet et dans lequel il est question de notre matériel est en ligne directe avec tout ce que produisent les journalistes au sujet du renouveau pédagogique ces derniers mois! On cherche à tirer sur tout ce qui sent le renouveau pédagogique et les journalistes ne font un travail que très sommaire qui me pu de plus en plus au nez. En ce qui a trait à Regards sur les sociétés, notre manuel a été approuvé à l’automne dernier et a été salué par le MELS pour plusieurs des bons coups que nous faisons. Pour ce qui est de l’errata dont parle l’article, il s’agit de minimes corrections toponymiques qui, depuis la réimpression en août dernier, ont été intégrées (nous n’avons donc plus d’errata depuis plusieurs mois déjà!). Non mais! C’est que j’en ai marre de ce travail journalistique bâclé! C’est bien quand même que La Presse se permette de nous démolir en public! Dieu sait que ce type de corrections ne devrait jamais apparaître dans leurs publications! À ce titre, je me souviens très bien une photographie d’un char russe en Tchétchénie sous laquelle il était question de l’attaque d’un char « soviétique ».
La mauvaise foi des journalistes quant au renouveau pédagogique me pu au nez et il faudra bien que le MELS y réponde s’il espère encore conserver quelque crédibilité!