Que des journalistes et des écrivains n’aient pas su «lire» les nouveaux programmes avec les lunettes des professionnels de l’enseignement de l’histoire, je le comprends : ils ont toutefois eu le mérite de favoriser un débat qui devrait contribuer à mieux faire comprendre le programme d’histoire parce qu’il sera dorénavant lu de façon plus intéressée. Mais que des professionnels de l’enseignement de l’histoire déchirent leur chemise sur la place publique et réclament le rejet pur et simple de ce nouveau programme, même celui de la dernière version du 15 juin 2006, là, je trouve qu’on charrie beaucoup ! Il faudrait qu’ils revoient certains fondements historiques.
– Luc Guay (2006). « Quelle histoire! », Le Devoir, le 2 sept., page B5.
Je suis d’autant plus heureux de voir paraître ce texte que j’ai eu le plaisir d’avoir M. Guay comme enseignant en deuxième secondaire à l’école secondaire de l’Île.
À noter que Le Devoir fait aussi paraître un texte de M. Marc Turgeon qui, si nous faisons fi de son biais anti-syndical — ce qui n’est pas simple –, amène un point qui me touche particulièrement. À ce titre, je me souviens qu’à la lecture du texte du 25 août auquel M. Turgeon fait référence, alors que la réforme recevait des claques sur la gueule de toute part, j’avais été bien heureux d’apprendre de la plume des ces messieurs de l’Université de Sherbrooke — qui pour leur part s’en désolaient — que la majorité des diplômés en enseignement de l’histoire se voyait avant tout comme enseignant et non comme historien. Il me semblait en effet que ce constat pouvait bien être la seule bonne nouvelle de la journée.
Le plus grand travail que nous devons accomplir comme conseiller pédagogique au Cégep, c’est de travailler avec les enseignants du collégial (experts dans leur discipline) pour qu’ils prennent conscience qu’ils ne sont plus uniquement mathématiciens, historiens, informières, ingénieurs, mais enseignants. Ils doivent prendre conscience que se qui est attendu d’eux, ce n’est plus qu’ils fassent de l’histoire, des mathématiques ou de la physique (bien que nous travaillons aussi à valoriser leurs activités dans leur discipline), mais qu’ils fassent un travail d’enseignant.


Merci pour les références aux articles, plus particulièrement celui de M. Guay
J’avoue que le texte de M. Turgeon n’est pas particulièrement brillant. Bon… Drôle d’allié des enseignants celui qui claironne qu’il ne faut pas mépriser les élèves, mais qui se permet des attaques répétées contre les syndicats enseignants. Bof…