S’il est quelque chose qui m’a frustré durant mes stages — Voyons, les enfants, c’est une chance inouïe que l’on vous offre, qu’on nous disait –, c’est cette idée de stages non-rémunérés. Avec deux enfants à nourrir à la maison, ça impliquait qu’outre mes travaux scolaires et l’ensemble des tâches d’un enseignant d’expérience, je devais prendre en charge un emploi à temps partiel en plus de réserver quelques week-ends à des séminaires insignifiants. Et tout ça alors que mes collègues en informatique avaient des stages payés.
Trois mois en travaillant à trois endroits sous prétexte que c’est une bonne expérience!
Marie-Andrée Chouinard, « Les futurs enseignants veulent être rémunérés durant leur stage », Le Devoir, le 6 sept. 2006.

Je n’avais pas d’enfant quand j’ai fait mes stages. Mais je n’avais pas de prêt, ni de bourse, ni personne pour m’aider financièrement. J’avais donc, comme toi, un boulot, 32 heures semaine,en plus de mes stages, une tâche à temps plein. Comme toi, j’avais également des séminaires certaines fin de semaine.
Aujourd’hui, je n’y surviverais probablement pas. Mais à l’époque, je l’ai fait sans m’en plaindre une minute, sans même me rendre compte de l’absurdité de la chose. Faut dire que je n’avais pas grand énergie à consacrer à la révolte.
Mais ce n’est pas parce que j’étais un peu nono sur les bords que les étudiants d’aujourd’hui doivent l’être également.
MAis à l’époque, nos stages n’étaient que de 6 semaines. Dans mon cas par exemple.
Vous avez raison M. Noël. Il y avait moins d’heures de stage à l’époque. Ce qui milite encore davantage en faveur d’une possible rémunération.
Dans mon cas, il s’agissait de huit semaines à temps plein.
Toutefois, je me demande comment le milieu réagirait à cette rémunération si elle ne s’accompagne pas des subventionss idoines.
Trois mois, le dernier stage! Je voulais tuer! Et personne ne semblait se poser de question.
Ceci étant dit, je ne suis pas sûr que ce soit au milieu d’accueil de rémunérer les stagiaires. Contrairement aux milieux de stage en entreprise, ça impliquerait que les CS paieraient deux salaires pour une même job. Non, je crois que le MELS devrait payer ça à même ses budgets de formation (ou même de perfectionnement). C’est quand même pour travailler au service de l’État que nous suivons cette formation technique qui ne nous permet, ni plus ni moins, que de viser un seul type emploi au sortir de l’Université.