L’étranger

7 septembre 2006 par Charles-Antoine Bachand Laisser une réponse »

Sans d’autres explications que celle que je faisais le ménage dans mes disques… Et puis… j’avais fait jouer cette chanson lors des obsèques de mon père. Je l’aime bien. Puissante.

L’Étranger
Pauline Julien (il est possible de mieux connaître Pauline ICI et ICI — bien que ce dernier lien vers l’encyclopédie canadienne ne lui plairait sans doute pas trop)

Quand j’étais petite fille
Dans une petite ville
Il y avait la famille, les amis, les voisins
Ceux qui étaient comme nous
Puis il y avait les autres
Les étrangers, l’étranger
C’était l’Italien, le Polonais
L’homme de la ville d’à côté
Les pauvres, les quêteux, les moins bien habillés
Et ma mère bonne comme du bon pain
Ouvrait sa porte
Rarement son coeur
C’est ainsi que j’apprenais la charité
Mais non pas la bonté
La crainte mais non pas le respect
Dépaysée, au bout du monde
Je pense à vous, je pense à vous
Demain ce sera votre tour
Que ferez-vous, que ferez-vous
Dépaysée au bout du monde
Je pense à vous, je pense à vous
Demain ce sera votre tour
Que ferez-vous, que ferez-vous
Aujourd’hui l’étranger
C’est moi et quelques autres
Comme l’Arabe, le Noir, l’homme d’ailleurs, l’homme de partout
C’est un peu comme chez nous
On me regarde en souriant
Ou on se méfie
On change de trottoir quand on me voit
On éloigne les enfants
Je suis rarement invitée à leur table
Il semble que j’aie des moeurs étranges
L’âme aussi noire que le charbon
Je viens sûrement du bout du monde
Je suis l’étrangère
On est toujours l’étranger de quelqu’un
Dépaysée, au bout du monde
Je pense à vous, je pense à vous
Demain ce sera votre tour
Que ferez-vous, que ferez-vous
Dépaysée au bout du monde
Je me prends à rêver, à rêver
A la chaleur, à l’amitié
Au pain à partager, à la tendresse
Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Où les hommes s’aiment entre eux
Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Où les hommes soient heureux
Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Un monde amoureux
Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Où il n’y aurait plus d’étranger

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8 commentaires

  1. Ophelia dit :

    Cette chanson me vient à l’esprit à chaque fois que je passe par le Carré Saint-Louis…

  2. lyonelk dit :

    Découverte de cette artiste. Seulement le pôvre suisse que je suis ne connaît pas son nom. Qui est-ce ?

  3. Tout à fait juste! Je fais un bien piètre enseignant dans ce cas ;-) . Il s’agit de la très grande Pauline Julien (que ma maman a rencontré une fois à titre de représentante des étudiants de l’Université d’Ottawa).

  4. lyonelk dit :

    Ah oui Pauline Julien. Je connaissais son nom, mais pas son oeuvre musicale. Merci.

  5. la wen dit :

    Bonjour

    je suis venue rejoindre mon conjoint qui travAILle ne Islande pour 1 an. ce texte, je L,enseigne depuis quelques années à des jeunes du sec.
    DEepuis mon arrivée ici ds cette terre de glace et de feu, les paroles me reviennent. Ces regards qu’on posent sur moi ou ma fille. Les chuchotements d’une langue incompréhensible à l’épicerie, au dépanneur , à la piscine. Oui, les regards… qui pénètrent et ns mettent à l’envers. Le sourire, oui: notre sourire, un beau bonjour dans cette belle langue pour les apprivoiser!

    Oui notre beau sourire et quelques mots dans cette langue si chantante, si variante à l,image du climat , de ses magnifiques paysages. Voilà des sourires!

  6. C.-A. Bachand dit :

    Bonjour la wen,

    Il doit être en effet parfois bien étrange d’être l’étranger. Ça peut sans doute faire un bien énorme cependant! Bon séjour à toi et à ta famille.

    Au plaisir,

    C.-A.

  7. Karine dit :

    Cette chanson est vraiment magnifique et tellement vraie, on sera tous étrangers un jour ou l’autre et parfois même dans notre propre pays.

  8. Merci pour la chanson. je la cherchais justement.

    C’est drôle. Les ultranationalistes québécois (pas vous , là) aiment bien se réclamer de Pauline Julien et de Gilles Vigneault mais ils sont souvent très racistes envers les étrangers.

    Je dis aux peuples de la terre
    Ma maison c’est votre maison
    On viendra des autres saisons pour se bâtir à côté d’elle

    Et les humains sont de ma race
    http://cestuncoupdebelette.wordpres

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