L’entrevue de Mme Courchesne[1] de cette semaine ranime en moi une idée que des copains et moi avons eu et caressons depuis un certain temps : la création d’un Groupe québécois d’éducation nouvelle[2].
Un peu partout dans le monde des enseignantes et des enseignants se sont regroupés pour s’entraider et appuyer celles et ceux qui, comme eux, jugent que l’éducation mérite sa part d’innovation et que les élèves et étudiants (ces citoyens de demain qui devront faire avec un monde de plus en plus gris) méritent un enseignement qui les prépare à ce monde que nous leur léguons. Le Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN) a vu le jour en 1922 au sortir de la Première Guerre mondiale. Les enseignants fondateurs espéraient alors miser sur une éducation qui saurait épauler les élèves dans un enseignement où l’Autre ne serait pas un ennemi à abattre ou un concurrent mais plutôt un allié dans son cheminement. Issu de la Ligue internationale d’éducation nouvelle, l’un de ses principes fondateurs étaient de préparer « chez l’enfant non seulement le futur citoyen capable de remplir ses devoirs envers ses proches et l’humanité dans son ensemble, mais aussi l’être humain conscient de sa dignité d’homme. »
