«Nous sommes les enfants des bandits qui leur ont volé leur territoire pour l’exploiter. Il faut au moins le reconnaître.»
Décidément, le type me plaît!
Quoique que personnellement, je soutiendrais plutôt que non seulement faut-il reconnaître ce passé colonialiste meurtrier, mais je considère primordial de nous rappeler que, si chacun de nos banlieusards peut jouir de sa cour et de sa piscine privée, ce n’est que parce que la terre sur laquelle chacune de nos maisons sont construites a été, un jour, tout simplement volée à celles et ceux qui l’habitaient! Mais pourquoi chercher à reconnaître ces faits, pourquoi même vouloir les dédommager? Ne sont-ils pas les vaincus? Comme les Berbères, les Kanaks, les Mayas, les Bochimans ou les Tibétains.
«C’est dans l’air. Ces gens-là ont été les premiers réfugiés environnementaux, en quelque sorte, rappelle le porte-parole du Jour de la Terre. Et ils avaient une éthique écologique, ça explique l’intérêt actuel pour ça. Les Amérindiens sont très à la mode parce que le problème va s’amplifier. Nous sommes les enfants des bandits qui leur ont volé leur territoire pour l’exploiter. Il faut au moins le reconnaître.
«Et je lève mon chapeau à Richard Desjardins, même si nos démarches sont différentes. Il n’y a pas de chaman dans son film parce que c’est déjà mort. Il n’y a déjà plus de relation avec la grande culture amérindienne. Ils ne vont pas aller parler de la Terre-Mère à des fonctionnaires!»
— Ibid.

