Archive pour décembre 2008

Géocaching addicted!

28 décembre 2008

Wow! De nouvelles raquettes, un GPS, mon iPhone = un plaisir fou!

Les enfants et moi découvrons un monde peuplé de géocoin, de TravelBugs, et de caches mystérieuses! De magnifiques randonnées!

Profile for cabachand

Simon et Dominic se sont chacun créé leur compte et y inscrivent leurs découvertes et maintenant leurs caches (ils ont reçu de très jolies caches, travelbugs et geocoins pour Noël!). 

M. Khadir se déchausse

22 décembre 2008

@profenhistoire @MarioAsselin Re:Khadir… Malheureusement, me voici confronté, à nouveau à une limite de Twitter. J’aurais bien aimé répondre via Twitter à mes amis Mario et Profenhistoire, mais 140 caractères, c’est bien loin d’être suffisant. Je tente donc une solution ad hoc.

J’aurais bien aimé savoir ce que vous désapprouvez exactement dans la participation d’Amir Khadir à une manifestation contre l’occupation états-unienne de l’Irak. Est-ce sa participation même à une manifestation? Sa participation à une manifestation de ce type? Ou simplement le fait qu’il ait, comme des milliers de militants à travers le monde lancé ses godasses à la tête des représentants d’un homme qui sera sans doute bientôt formellement accusé de crime de guerre?

Je comprends mal votre malaise.

D’abord, je tiens à souligner que même dans un état de droit aussi factice que le nôtre où les droits sont souvent mieux respectés chez ceux qui ont le pouvoir et un complète cravate, le droit de manifester est reconnu. Ce droit permet à la population de « manifester » son mécontentement. Si ce droit n’est pas respecté ou si on fait la sourde oreille aux doléances d’une population qui a le courage de descendre de la rue, il n’est pas absurde de croire — et l’histoire nous donnerait en ce sens raison — que des formes plus violentes mécontentement risquent de prendre forme.

Ensuite, je comprends mal l’idée que nous serions en « états de droit » et que, partant, ce genre de gestes serait inutile et malvenu. Qu’est-ce à dire? Que nous risquerions de froisser ceux qui ont le pouvoir dans leur bien-être? Ou qu’une simple lettre ferait bien mieux qu’une manifestation en bonne et due forme? J’ai écrit des lettres à nos représentants. Sans trop de succès, je le crains. J’ai écrit dans les médias. Avec un brin plus de succès. J’ai participer à des manifestations contre le sommet des Amériques, contre la ZLÉA, contre la guerre en Irak et en Afghanistan et ces manifestations, à défaut de toujours porter notre opinion au gouvernement aura au moins eu l’impact de faire connaître des enjeux à la population (je pense entre autres au PSP dénoncé lors des manifestations de Montebello et où les forces policières ont été d’une violence et d’une mauvaise foi inouïes).

Cela dit, si en fait, la seule qui vous déplaît dans les actions de M. Khadir, c’est le fait que se soit joint à des milliers de militants à l’échelle de la planète en reprenant un geste de résistance somme toute pour le moins inoffensif, je crains que vous perdiez le contexte de vue. La semaine dernière, une journaliste a eu le courage, après 6 ans d’occupation de son pays — 6 ans pendant lesquels la grande majorité de la population a appelé au retrait des troupes états-uniennes, 6 ans pendant lesquels des centaines de milliers de ses concitoyens ont été tués — de lancer ses chaussures à un tueur. Il n’a rien fait sauter, il n’a frappé personne. Il a cependant été franchement battu lui-même des geôles irakiennes. Ce geste, encore une fois assez banal et qui doit être pris dans le contexte d’une culture où le simple fait de montrer ses semelles à quelqu’un est un manque de respect épouvantable, a depuis repris pour devenir un symbole de la résistance. M. Khadir, solidaire dans ses actions, a repris ce geste pour rappeler aux autorités états-uniennes et aux citoyens du monde que les citoyens irakiens ont assez soufferts!

Lorsque l’on jugera enfin MM. Bush et Cheney pour leurs actions, M. Khadir pourra marcher la tête haute parce qu’il aura participé à garder allumer la flamme de la résistance alors que les autres de nos représentants se complaisaient dans une indifférence… qui ne me représente pas!

Le logo du SPPCO

18 décembre 2008

Mes collègues de l’exécutif du Syndicat du personnel professionnel du Cégep de l’Outaouais (SPPCO-CSQ) se sont payé une belle folie cette session-ci. Un logo!

Joli, non?

sppco

Le cynisme des chiens.

16 décembre 2008

La semaine dernière, je soulignais à mes amis dans Twitter un événement plus que scandaleux. Dans une école de Marciac, dans le Gers en France. Les policiers sont intervenus en force avec leurs chiens dans une école.

Une monstruosité qu’il faut dénoncer.

Le témoignage d’un enseignant des lieux est particulièrement éprouvant. Il nous raconte entre autres que :

Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto ! »

En réponse à cette histoire le philosophe Jacky Dahomay partage ses réflexions qui méritent d’être largement diffusées.

Le cynisme des chiens.

Le récit ahurissant fait par un enseignant du Gers concernant l’intrusion dans sa classe de gendarmes et d’un chien, m’a littéralement bouleversé. Et j’ai pleuré. De rage bien entendu. Je suis un vieil enseignant, à la veille de la retraite. Ce métier a été ma seule vocation. Je me suis toujours tenu pour le seul maître dans ma classe après Dieu (s’il existe bien entendu !) et personne n’y rentre sans mon autorisation, ni chef d’établissement, ni inspecteur, ni ministre et, à fortiori, ni gendarme ni chien. Impossible ! A moins d’un cas de force majeure grave que le chef d’établissement devra m’expliquer au préalable. Je le dis donc tout net : si une telle chose m’arrivait je donnerais l’ordre aux élèves de désobéir. Telle est mon éthique de professeur. J’estime ma mission d’enseignant plus haute que ma propre sécurité. En vérité, depuis quelques années, les enseignants s’accommodent de bien de choses inacceptables. Oublient-ils ce principe républicain qui veut que l’instruction publique vise aussi à former des citoyens incommodes ?

Comment en est-on arrivé là ? Tout se passe aujourd’hui comme s’il y avait une redoutable confusion des rôles, des institutions comme de leurs fonctionnaires .De toute évidence, au niveau des responsables de l’Etat comme au sein de la population, il y a confusion entre l’espace public propre à l’école et d’autres formes d’espaces publics ou communs. Or, l’école n’est pas publique au sens ou peuvent l’être les chemins de fer, les télécommunications ou la place du marché. Cela fait des années qu’on croit bien faire en ouvrant l’école sur l’extérieur. La rue y est rentrée, avec son lot de désagréments. Si la rue peut enrichir l’expérience, seule l’école donne une véritable instruction. Comment des vérités aussi élémentaires peuvent-t-elles avoir été oubliées ?

Admettons qu’un policier ait toute légitimité pour procéder à des fouilles dans les aéroports et dans la rue (à condition bien sûr que cela ne s’adressent pas qu’aux basanés !). Cela lui donne-t-il pour autant le droit de se substituer à l’autorité du maître dans sa classe ? On a souvent du mal à distinguer entre le maître qui impose une domination et le maître qui exerce un magistère. Et comme ce principe s’est perdu, le maître-chien, fût-il gendarme, se sent autorisé lui aussi à prendre la place de l’enseignant à l’école. Et quand un magistrat se permet de croire que la peur du gendarme introduite brutalement à l’école est ce qui préservera les élèves de la délinquance on se demande, bien que n’étant pas gaulois, si le ciel n’est pas tombé sur notre tête ! La peur et la répression ont remplacé la mission éducative de l’école. Quel échec ! Sait-on simplement que lorsque le chien et le gendarme se substituent à l’autorité du maître à l’école, c’est que les loups hurlent déjà aux portes de nos villes. Il s’ensuit en général un bruit de bottes sur les trottoirs.

Mon cœur donc gronde de colère et qu’on le laisse faire ! Il y a des moments où la raison raisonnante devient impuissante et laisse place à l’indignation. Toutefois, des chiens, préservons-nous de leur rage et de leur cynisme. J’emprunte cette expression « le cynisme des chiens » à Chateaubriand qui, dans ses Mémoires d’Outre-tombe, l’utilise pour qualifier les révolutionnaires qui, sous la Terreur, bons père de famille, emmenaient leurs enfants se promener le dimanche en prenant soin de leur montrer en passant le dada des charrettes qui conduisaient des citoyens à la guillotine. Le cynisme est dans la contradiction voulue et assumée opposant les grands principes humanitaires qu’on affiche et la pratique quotidienne du massacre de citoyens.

Aujourd’hui, nous avons affaire à une autre forme de cynisme. Dans le spectacle que donne à voir par exemple le Gouvernement actuel de la France. Le président, Nicolas Sarkozy le premier. Loin de moi l’idée de vouloir l’affilier à une quelconque gent canine. Mais son cynisme consiste à affirmer une chose et son contraire, à soutenir un ministre un jour, à le désavouer le lendemain, à parler constamment à la place de ses ministres. Dans son agitation ultra médiatisée, il procède à une véritable désymbolisation constante des institutions de la république. Il y a bien là un travail d’affaiblissement de l’autorité de ces dernières. Pour parodier Hannah Arendt, disons qu’il a y aussi perte d’autorité quand les adultes refusent d’assumer le monde dans lequel ils ont mis les enfants, les vouant ainsi à une culture de la violence. Le refus de l’éducation est l’étalage de la répression et le culte de la sécurité. On croit que la sécurité n’est qu’une affaire de police alors qu’elle réside avant tout dans le contrat liant les citoyens, contrat implicite et symbolique comme sortie de l’état de nature. C’est ce refus de l’éducation qui pousse à vouloir incarcérer des enfants de 12 ans. Reste maintenant à obliger des psychiatres à inventer une substance antiviolence qu’on inoculerait aux femmes enceintes, sans leur consentement bien entendu.

Tout cela est grave, très grave. La démocratie ne fait pas toute la légitimité d’une république. Un pouvoir tyrannique peut se mettre en place démocratiquement. L’histoire comme on sait ne se répète pas et les formes de totalitarisme à venir sont forcément inédites. Nous sentons bien qu’une nouvelle sorte de régime politique, insidieusement, se met en place. Quand, à l’heure du laitier, un journaliste est brutalement interpelé chez lui, devant ses enfants ; quand des enfants innocents sont arrachés de l’école et renvoyés dans leur pays d’origine ; quand une association caritative est condamnée à de lourdes amendes pour être venue en aide aux sans abris ; quand….Même si nous n’avons pas encore tous les éléments théoriques permettant de penser ce régime inédit, il se présentifie déjà avec des signes certains de la monstruosité. Face à tout cela, le PS, principal parti d’opposition, se déchire lamentablement. L’heure serait-elle venue, pour nous enseignants du moins, d’entrer dans la désobéissance civile ?

Je ne parle peut-être pas d’outre tombe mais je suis d’Outre-mer. Comme beaucoup d’Antillais, j’ai aimé une certaine France malgré l’esclavage et la colonisation, malgré Vichy et la collaboration. Cette France qui à deux reprises, a su abolir l’esclavage, celle qu’on a cru ouverte aux Droits de l’homme et aux valeurs universelles. Celle dont l’école, malgré ses aspects aliénants pour nous, a su donner le sens de la révolte à un Césaire ou à un Fanon. Qu’il faille dépoussiérer cette vielle école républicaine ne signifie pas qu’on doive la jeter avec l’eau du bain. Est aussi à réviser cette identité républicaine hypocrite qui a du mal à s’ouvrir à la diversité. Et quand on constate que monsieur Brice Hortefeux, ministre de cet affreux ministère de « l’intégration, de l’identité nationale et de l’immigration », aux relents franchement vichyssois, se permet de réunir, à Vichy précisément, les ministres européens chargés des questions d’immigration on peut légitimement penser qu’il y a là une continuité conservatrice inquiétante. Ce ministre rend visite le 10 décembre au Haut Conseil à l’intégration. Je n’y serai pas. J’annonce ici publiquement ma démission du HCI. Cette France qui vient ou qui se met en place sournoisement, je ne l’aime pas. Devrions-nous alors, d’Outre-mer, faire dissidence ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr en tout cas c’est que la plus grave erreur serait de se dire, comme à l’accoutumée, que les chiens aboient et que la caravane passe.

Jacky Dahomay. Professeur de philosophie à la Guadeloupe
Démissionnaire du Haut Conseil à l’Intégration

Le vers solidaire des militants du PQ…

10 décembre 2008

Je réagis rarement sur le site du Devoir, mais après 96 heures de pelletage, le commentaire de M. Mathias Brandl est un peu mal passé.

Voici ma réponse :

Vous êtes un petit comique, M. Brandl. Votre commentaire pourrait tenir la route s’il s’appuyait sur un semblant d’analyse sérieuse… ou même sur des valeurs démocratiques réelles.

Que je sache, la naissance de l’ADQ n’a pas nui au Parti libéral… ou plus encore au discours de droite. Loin s’en faut ! Depuis 10 ans on nous rabat les oreilles de déficit zéro, de « réingénierie » de l’État et autres aberrations pour le citoyen lambda. Pour la première fois depuis Duplessis un parti conserve le pouvoir pendant trois mandats ! Même le PQ, avec ses Boisclair, Bouchard et Facal a cherché à en profiter en se réorientant résolument vers la droite. Les militants de droites sont gras dur, M. Brandl!

Non, en fait, ce qui vous inquiète, c’est que l’on montre enfin au grand jour les contradictions au sein du PQ! C’est qu’enfin, les citoyens puissent juger de ce qu’est la véritable gauche et ce que sont de véritables valeurs sociales-démocrates! C’est que vous n’ayez plus le monopole de la place publique, c’est — pourquoi pas — l’idée qu’un parti qui soit réellement de gauche vienne court-circuiter un discours galvauder qui n’aura, au cours des 30 dernières années su se renouveler qu’en se campant à droite.

M. Brandl, si vous n’êtes pas si inquiets de nous donner le droit de parole et si réellement vous militez pour des valeurs progressistes, pourquoi ne pas avoir milité pour que tous aient un droit de parole équitable pendant la campagne? Pourquoi ne pas avoir milité pour que QS et les Verts aient la possibilité de participer au débat, par exemple?

Un homme lucide (comme vous vous prétendez peut-être) saluerait l’arrivée d’une nouvelle force de gauche, parce que, sur plusieurs dossiers, si réellement le PQ était à gauche, nous pourrions militer d’une voix unie. Le fait que notre voix vous inquiète révèle plutôt que ce n’est pas la démocratie ou les valeurs de gauche qui vous font rêver, mais le pouvoir!

Salutations cher ami, j’espère que nous saurons bientôt travailler ensemble! Les rangs de QS seront toujours ouverts à ceux et celles qui veulent lutter pour un monde meilleur pour toutes et tous!

L’UNEQ obtient A+

9 décembre 2008

Depuis peu, je suis membre associé de l’Union des écrivains. Outre le fait que j’en suis plus que fier, je découvre ce nouveau monde aussi militant que l’on pourrait l’espérer.

Dans le communiqué de presse ci-dessous, vous remarquerez que notre ami Clément semble avoir fait toute une impression lors de la rencontre de ce week-end.

Magnifique monde!

Montréal, le 9 décembre 2008. Lors de la séance annuelle de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), tenue le 6 décembre dernier, l’écrivain Pierre Samson a décerné un satisfecit à l’UNEQ pour le travail accompli au cours de l’année 2008.

Après avoir souligné, par une minute de silence, le décès de l’artiste multidisciplinaire Betty Goodwin et de l’écrivaine Hélène Pedneault, le président de l’UNEQ, Stanley Péan, a livré un vibrant plaidoyer, en guise de rapport annuel, intitulé : De l’indignation et de la solidarité (ou de la solidarité dans l’indignation), insistant sur les « dénominateurs communs qui réunissent les écrivains » :

Notre amour de la langue et des idées, des images qui les inspirent ou en découlent, cette langue et ces idées qui sont à la fois des outils de travail et des objets de passion ; et, surtout, notre conviction que ce monde mérite mieux que les illusoires distractions que propose l’idéologie dominante du « tout-à-l’économie ».

Cette séance annuelle avait été précédée d’un atelier fort apprécié sur « les défis et les enjeux du numérique dans le domaine du livre », présenté et animé par M. Clément Laberge (De Marque inc.) et Me François M. Grenier (Léger, Robic, Richard), et ce grâce au soutien financier de COPIBEC. Les écrivains ont d’ailleurs adopté à l’unanimité une résolution pour que l’UNEQ organise d’autres formations sur ce sujet, incluant la création de sites web et de blogues.

Ont été réélus pour un mandat de deux ans : Stanley Péan, président, Renaud Longchamps, administrateur représentant les écrivains habitant en région, et Sylvain Meunier, administrateur.

- 30 –

Pour information : Pierre Lavoie
514 849-8540

Le 2 décembre…

2 décembre 2008

Le 2 décembre 1956, Ernesto Guevara, Fidel (a-t-on besoin de rappeler son nom de famille?) Castro et 80 autres débarquaient sur la côte cubaine pour y initiater la Révolution qui allait renverser le gouvernement de Batista 2 ans plus tard (le 1 janvier 1959 — Eh oui! Le 50e anniversaire de la Révolution cubaine approche à grands pas!). En quelques semaines, la grande majorité avait déjà été tuée par les avions des forces armées gouvernementales et pourtant, ils vaincront tout comme il est indéniable que nous vaincrons et mettrons fin au système capitaliste qui est une plaie pour l’humanité. En effet, la question n’est pas de savoir si nous vaincrons, mais de savoir si nous vaincrons en temps pour éviter les désastres environnementaux appréhendés par nos scientifiques ou pour sauver ces millions d’enfants qui meurent chaque année des maux du capitalisme…

Le 2 décembre 1956, 20 ans jour pour jour avant ma naissance…

[MàJ: TheGuardian offre une journée sur le même thème. Magnifique!]