Far right launch campaign of violence and intimidation against opponents

3 août 2009 par Charles-Antoine Bachand Laisser une réponse »

Dans le Guardian d’aujourd’hui, on apprend qu’un groupe d’extrême droite britannique vient de se lancer dans un assaut spectaculaire contre des militants anti-BNP. Pour mémoire, rappelons que le British National Party a réussi à faire élire plusieurs députés lors du dernier scrutin pour la députation britannique au Parlement européen. Nous étions en droit d’être inquiets lors de cette étrange élection, mais dorénavant, il n’est plus permis de douter : les fascistes et l’extrême droite entendent profiter de la place qui lui est offerte pour reprendre le poil de la bête qu’elle a perdu en Europe de l’Ouest.

Far-right activists have launched a campaign of intimidation and violence against political opponents including a series of death threats and physical attacks. Hardline fascists are targeting students and leading anti-racism activists who campaigned against the British National party in June’s European elections.

A group calling itself the Aryan Martyrs’ Brigade has issued threats including a « death warrant » sent to Weyman Bennett, the joint secretary of Unite Against Fascism, stating he will be killed before the end of the year « for crimes against all loyal white patriots and British nationalists ».

The threat, which the police are investigating and has a picture of Bennett in cross hairs, states: « We know exactly what you look like and what venues you frequent and can strike at will. The police, special branch, MI5, Searchlight cannot save you from the bullets coming your way. No matter where you are, we will get you, all we need is a lock on your mobile phone signal and you are one dead nigger. » (Taylor, 2009)

À ce titre, ajoutons que Le Monde diplomatique du mois de juillet publiait un très bon article sur la place qu’occupe l’extrême droite sur l’échiquier politique autrichien. L’histoire des crimes fascistes y semble très mal étudiée ce que permet à terme que certaines idées xénophobes de l’extrême droite puissent même se retrouver dans les plateformes de parti plutôt centristes.

À ce titre, nous y apprenions non seulement que :

Le 9 mai 2009, des néonazis autrichiens ont attaqué des survivants de Mauthausen, lors de la journée annuelle de commémoration de la libération de ce camp, le plus important d’Autriche.

mais, plus affreusement que :

Sur la place centrale de la capitale de la Carinthie [le samedi 18 octobre 2008], vingt-cinq mille personnes venues de tout le pays attendent en silence le transfert de la dépouille du dirigeant de l’extrême droite autrichienne et gouverneur de la région, Jörg Haider, mort quelques jours plus tôt dans un accident automobile. [...] Au premier rang, aucun des hommes politiques autrichiens ne manque à l’appel. Parmi eux, M. Heinz Fischer, président de la République et membre du Parti social-démocrate autrichien (SPÖ), le chancelier Alfred Gusenbauer (SPÖ), tous les ministres du gouvernement, ainsi que les dirigeants de tous les partis. « De véritables funérailles nationales », admet M. Gusenbauer [...] Et tout cela pour un homme qui [...] à l’occasion d’un rassemblement, à Krumpendorf, le 30 septembre 1995, exprima son admiration pour les vétérans des Waffen-SS, « ces hommes intègres, restés fidèles jusqu’à aujourd’hui à leurs convictions, malgré les vents contraires » (Daum, 2009). [je souligne]

Un travail monumental sera à faire pour lutter contre cette nouvelle poussée de l’acné fasciste.


Sources :

Taylor (2009). Far right launch campaign of violence and intimidation against opponents | World news | guardian.co.uk
Daum (2009). En Autriche, l’amer bilan des années Haider, Le Monde diplomatique


Pour partager:
  • Print
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Twitter
Publicité

Laisser un commentaire

Additional comments powered by BackType