Conférences de la 1re conférence intercontinentale en intelligence territoriale
http://www.labmit.org/itgatineau2011/
- M. Gérard Baudet, de l’Université de Montréal : Parcours structural et intelligence territoriale
- Présentation PPT : http://www.labmit.org/itgatineau2011/?p=1858
- Compte-rendu : http://www.labmit.org/itgatineau2011/?p=1847
- La conception de la croissance d’une ville selon le modèle de tache d’huile (selon laquelle la ville croît de façon uniforme dans tous les sens à moins d’un obstacle géographique important) est toujours bien courante… mais inadéquate. Elle nie les différences importantes qui existent entre les différents secteurs d’une même ville
- En ce sens, toutes les positions au sein de la ville, il existe des positions avec des valeurs afin des valeur très différentes… et ces positions et leur valeur respective sont souvent bien antérieures au développement
- la morphodynamique de l’établissement : apport de la géo structurale
- Niveau de surface : niveau des projets
- Niveau intermédiaire : politique
- niveau profond : niveau anthropologique (niveau des valeurs)
- Exemple de Londres :
- situation privilégiée, qui aurait dû imposer une occupation plus que millénaire, mais que personne, aucune tribu, ne semble avoir les moyens d’occuper en continu… jusqu’à l’arrivée des Romains… qui utiliseront ce site d’enjeux, de pouvoir, presque sacré pour s’installer et ainsi prendre le contrôle des royaumes environnants.
- il y avait donc vacuum impossible à occuper en raison des forces et faiblesses des tribus environnantes, vacuum qui ne pourra être comblé qu’avec l’arrivée d’un acteur ayant un pouvoir suffisant grand pour imposer et défendre sa prise de position de ce lieu.
- concept de « conquête vertueuse » (exemple de la fuite vertueuse d’Édouard le Confesseur)
- il existe donc une dynamique sous-jacente au développement de Londres et qui explique son développement même actuel
- Les forces prédéterminent donc les formes possibles…
- La structure est donc une « forme de formes ». le géographe doit recréer cette structure qui n’est pas visible à travers une série d’indices qui nous permettent de l’illustrer.
- La conception de la croissance d’une ville selon le modèle de tache d’huile (selon laquelle la ville croît de façon uniforme dans tous les sens à moins d’un obstacle géographique important) est toujours bien courante… mais inadéquate. Elle nie les différences importantes qui existent entre les différents secteurs d’une même ville
- Jean-Jacques Girardot : Développement de l’intelligence territoriale en Europe
- histoire de plus de 20 ans
- L’intelligence territoriale compte trois grandes phases :
- concept d’ingénierie territoriale (1989) :
- approche scientifique intégrée (pluridisciplinaire scientifique),
- coopération (multisectorialité dans l’action),
- participation (management participatif, diagnostic participatif)… s’il existe de réelles discussions, un réel exercice de co-construction, les objectifs mêmes de la consultation ou du travail à accomplir peuvent changer. De même, la transparence exige un effort constant de vulgarisation… sans vulgarisation il ne peut qu’être impossible de favoriser une réelle participation (défi de taille le cas de territoires particulièrement complexe)
- essentiellement le but des projets doit toujours demeurer non pas un quelconque rapport, mais des actions, des projets sur le terrain!
- concept d’intelligence territoriale (1998) :
- approche systémique du territoire
- intelligence collective
- gouvernance participative
- observation
- Réseau et diffusion : environ 350 chercheurs avec des relations internationales qui s’affirment (les acteurs des projets sont aussi considérés comme des chercheurs).
- concept d’ingénierie territoriale (1989) :
- Philippe Dumas : Intelligence territoriale dans le champ des sciences de l’information et de la communication
- http://www.labmit.org/itgatineau2011/?p=1905
- Je cherche à mettre un peu d’ordre dans les concepts et les définitions propres à l’intelligence territoriale
- Positionnement épistémologique des sciences de l’information et des communications (Sic)
- Pascale Gontier, directrice scientifique du CerTIT : Transfert de l’intelligence territoriale : enjeux et pertinence de la recherche en didactique du changement territoriale
- http://www.labmit.org/itgatineau2011/?p=1976
- Le mode projet est peu adapté aux structures pyramidales des organisations publique et parapublique. il faut donc souvent trouver des détours qui permettent la coopération et la collaboration à grande et moyenne échelle.
- On a vu les limiter des études et des rapports de recherche dans l’analyse d’enjeux complexes et de développement durable du territoire pour développer des outils de « faire faire » où l’objectif ultime demeure l’action suite à une appropriation commune des enjeux dans sa complexité et dans le respect de l’expertise et des connaissances des chercheurs, des acteurs, des praticiens, des élus, des décideurs.
- il s’agit donc de trouver des méthodes d’accompagnement dans l’étude de problématiques complexes au confluent d’une multiplicité de disciplines scientifiques des chercheurs et du savoir de sens commun des acteurs.
- Il s’agit donc de développer une didactique du changement territoriale.
- Comprendre le territoire dans sa complexité = intelligence territoriale (pluridisciplinaire et acteurs)
- Agir sur le territoire = ingénierie territoriale ou transfert de l’intelligence territoriale (didactique du changement territorial avec les acteurs et décideurs des communautés)
- ingénierie territoriale :
- faire savoir : co-construction des systèmes d’information
- faire vouloir : vouloir le changement, partage des connaissances pour comprendre la complexité
- faire pouvoir : les outils d’action (management territorial)
- faire valoir : management des projets de territoire.
- l’ingénierie territoriale permet de fabriquer le territoire réel de projet, le territoire apprenant.
- Ingénierie territoriale : médiation entre connaissances des chercheurs et connaissance profane pour créer un mouvement de mise en projet
- Le Centre collégial de recherche en transfert de l’intelligence territoriale (cerTIT) servira cette quadruple mission.
- Activités du CerTIT :
- ateliers de recherche de formation pour l’action
- systèmes intelligents d’information territoriale
- les cahiers de recherche
- L’éthique de la recherche que se donne le CerTIT exige d’outiller les acteurs locaux à travers une didactique rigoureuse et non de les laisser en plan après notre départ.
- Maxime Pedneaud-Jobin, conseiller municipal de la ville de Gatineau : Le projet de relance de la Laiterie de l’Outaouais
- La laiterie est à la fois une victoire économique et un symbole de l’affirmation de notre identité régionale alors que la région s’est longtemps perçue comme une simple périphérie de la ville voisine d’Ottawa
- donc la relance est née du double phénomène du désir de proximité et du désir d’affirmation de notre identité régionale
- dès le départ, nous avons demandé des ressources à la communauté.
- Nous leur avons donné la possibilité concrète d’aider à travers la création d’une coopérative de consommateur
- Un registre a aussi été créé afin de permettre aux citoyens de s’engager à acheter le lait de la nouvelle laiterie
- On a de même tenu les citoyens informés de la progression du projet y compris en les associant à la première pelletée de terre (plus de 150 personnes s’y sont présentées avec leur pelle).
- La campagne d’information et de communication a été particulièrement bien menée (diversité des moyens et implication des médias locaux dans la campagne)
- La Laiterie est une entreprise privée où deux actionnaires privés majoritaires côtoient deux actionnaires coopératifs (coopérative des travailleurs et coopérative des consommateurs).
- Les coopératives apportaient des enjeux complètement différents :
- besoin des travailleurs
- construction d’un édifice LEED
- type de plastiques utilisé
- préoccupation environnementales et sociales
- partenariat avec Moisson Outaouais (banque alimentaire régionale)
- Le défi de la compétition avec le géant d’Agropur :
- Malgré l’attrait de faire compétition ouverte contre Agropur, il a été rapidement décidé de faire campagne non pas contre Agropur, mais pour l’Outaouais, pour notre Laiterie
- Nous avons misé sur la communauté
- Gérard Beaudet, professeur Université de Montréal : L’aménagement de la capitale nationale du Canada : un projet urbain à l’encontre de la morphogenèse
- D’abord souligner que je m’inscris dans une analyse structurale du territoire, j’analyse donc le territoire en fonction d’une structure sous-jacente, parfois invisible, mais qui influence et définit le développement territorial possible.
- d’abord comprendre que la capitale nationale est une création relativement récente avec le choix d’Ottawa comme capitale nationale en 1857.
- Ottawa et la région de la capitale nationale sont peuplés de contradiction et ces contradictions ne relèvent pas simplement de l’impossibilité de créer un district fédéral pour Ottawa (donc d’unir les deux rives de l’Outaouais en un tout homogène), mais dans des structures
- En effet, la structure profonde de la région montre bien que nous avons affaire à une seule et même agglomération et sous ce regard, un semble avoir une certaine homogénéité
- Le site est sacré par les Algonquins et pittoresque par sa beauté… de même la colline du Parlement sera réservée dès 1826 alors que rien ne semblait le justifier réellement. (un phénomène qui semble courant en Amérique du Nord où les sites sacrés des autochtones seront repris comme lieux de pouvoir par l’occupant = lien avec Londres tel que décrit par M. Beaudet plus tôt).
- La planification de la ville doit donc être entreprise et verra plusieurs phases au cours du XXe siècle. Ces efforts de planification semblent tous avoir été couronnés d’échec.
- Ce qui fera en sorte que se côtoient dorénavant des équipements culturels, industriels, un mur de bureaux de la fonction publique et un tissu urbain largement fragmenté là où initialement on ne trouvait que des quartiers ouvriers et des zones industrielles.
- On commence donc par détruire à détruire les liens qui existent entre les équipements industriels de Hull et le bassin du gouvernement, on crée un mur pour verrouiller cette zone et on implante des équipements culturels (musées).
- On a tenté de forcer une organisation du territoire sans tenir compte des structures sous-jacentes ce qui a causé la cacophonie urbaine actuelle.
- le refus d’accepter les structures sous-jacentes mènera toujours à cette cacophonie urbaine et ce peu importe les moyens dont dispose les instances et pouvoir en place, dans ce cas la CCN, de modifier le territoire (sinon à acheter l’ensemble de l’Ile de Hull, à la raser et la remplacer).
- Le Pôle d’excellence en récréotourisme de l’Outaouais (PERO)
- « Le potentiel récréotouristique en Outaouais est considérable, notamment grâce aux nombreux attraits naturels de la région et à la proximité d’Ottawa et de Montréal. Pour diversifier et revitaliser par le fait même les municipalités les plus affligées par la crise forestière, le PERO, un laboratoire rural issu de la Politique de la ruralité 2007-2014, a été mis en place. Il facilite la concertation et collaboration la des différents acteurs multidisciplinaires et multisectoriels tant en milieu urbain que rural pour améliorer la qualité et la pertinence des formations en récréotourisme. Le PERO offre également l’accès à des milieux naturels pour permettre aux étudiants en récréotourisme de vivre un apprentissage concret sur le terrain. »
