Archive pour le ‘C.-A. Bachand’ catégorie
Quelques photos de notre promenade autour au Lac Pink
27 juillet 2010Petite promenade en kayak
16 juillet 2010Ma maison sur Google «street view»
19 mars 2010Je suis assez impressionné. Nous avions passé la tondeuse
Le drapeau est celui de la Confédération des Cinq nations iroquoises.
street view
27 octobre 2009Tiens. La maison de ma belle-mère est sur street-view… avec la voiture du beau-frère devant
Souvenir de jeunesse…
18 octobre 2009— Écoute, Charles! Écoute! C’est quoi? C’est qui?
Le voisin avait toujours été un peu bizarre pour nous, les jeunes d’à côté. Il reste au deuxième étage d’une grande maison blanche. Une immense demeure au fond. Beaucoup plus grande que la nôtre. Et le sous-sol y est fini! Une fois, il nous avait fait entrer dans son antre, moi et mon frère. Un superbe appartement. Au fond, une petite cuisine et un perron duquel il s’amusait parfois à viser, sans grand succès les écureuils du coin à l’aide de son fusil à plombs. À droite, en entrant, un puits d’escalier qui monte à la chambre. Une pièce magnifique où l’intimité se commande, comme il se doit, par un rideau de perles de bois. Et les lucarnes! Et au cœur de cet appartement, un salon. Un grand salon au centre duquel trôné un de ces systèmes de son dont rêvent tous les jeunes garçons — et dont je rêve toujours, je dois l’avouer.
— Des JBL! Voilà ce qu’il te faut, Marc. Ton ampli, ça va, mon tes haut-parleurs : ils ne valent pas un clou!
Les haut-parleurs. Un sujet d’une violente polémique entre mon père et le voisin. Une polémique qui animait des débats tout aussi intenses que ceux que j’entendais parfois au sujet d’une révolution qui aurait dû être permanente. Une lutte sans merci. Pionner ou JBL, qui aurait le dessus. Au son, à l’oreille, j’aurais sans hésité cru le voisin. D’autant, que la nuit, ses fichus haut-parleurs pouvaient aussi bien me réveiller à minuit qu’à deux heures du matin. À travers le mur, on entendait surtout la basse, mais tout de même, quelle puissance!
— Écoute, Charles! Écoute! C’est quoi? C’est qui?
Le voisin était de ces bizarres de types qui sont en mesure de jouer aussi bien au hockey qu’au frisbee en ne portant au pied qu’une paire de pauvres gougounes en caoutchouc ne tenant sur le pied que par un morceau de plastique glissé entre le gros orteil et le majeur du pied. Quelle élégance! Au mois d’août, dans un short Adidas blanc et bleu, il nous ridiculisait tous. Il maniait le frisbee comme Gretzky la rondelle et il pouvait nous crisser toute une volée si nous avions enfin l’audace de lui emprunter ses bâtons d’hockey pour jouer dans la rue.
— À la condition que je joue aussi!
Et tout ça, malgré ses gougounes et son short Adidas blanc et bleu.
Le voisin avait aussi comme caractéristique qu’il vivait toujours dans la maison qui l’avait vu naître. Pas dans le même appartement assurément, mais sa mère et son père vivaient toujours au rez-de-chaussée. Son père était postier. Si j’ai déjà su son nom, il est depuis oublié. Nous l’appelions Monsieur. Les soirs d’Halloween, ils étaient notre premier arrêt. Immanquablement, ils nous faisaient chanter. Pourquoi fallait-il absolument nous faire souffrir ainsi? Nous venions cependant préparés! Une chanson toute prête! Nous avions presque hâte. Faut dire que chanter pour ces voisins c’était tout de même un moindre mal. La voisine d’en face aurait quant à elle bien pu nous manger! Nous étions en effet particulièrement chanceux. Notre pâté de maisons pouvait compter sur les bons services de deux sorcières! La première, à quelques maisons à gauche, ne bornait à nous engueuler lorsque nous marchions sur son trottoir. L’autre, laide, vivait juste en face. Sa maison avait un balcon vert pâle qui n’avait pas été rafraîchi d’une nouvelle couche de peinture depuis des années. Elle ne sortait jamais. Parfois, nous la voyons. Elle semblait vivre avec une autre dame. Sa fille? Une consœur? Il ne nous aurait jamais traversé l’esprit qu’elle aurait pu avoir une amante. Nous n’avions pas l’âge… Nous ne la voyons pour ainsi dire qu’une fois par année : le soir de l’Halloween! Le soir où les sorcières sortaient. Le soir où la gourmandise avait le dessus sur la couardise. Elle pouvait nous manger si elle nous voulait. Un caramel mou et quelques sous pour l’Unicef nous rendaient notre témérité.
— Hé! Ho! Les gars, franchement!
On vient de faire éclater une bouteille vide sur une roche. Nous sommes trois à retenir notre souffle. Quel son! Malheureusement, le frère du voisin au père fonctionnaire a aussi un frère fonctionnaire. L’un au fédéral. L’autre au municipal. Police municipale. Heureusement, il ne vient pas souvent. Il doit voir ses parents une fois par mois. On se tient tranquille. Une journée. Ce qui rend ses visites plus sympathiques cependant c’est que parfois, il vient avec ses filles. Au nombre de deux. Nous sommes trois. Elles sont deux. L’un un brin trop jeune. Elle peut jouer avec le petit frère, pour ce que nous en avons à foutre. L’autre par contre! L’autre, il faut l’épater. Nous avons tout fait pour l’épater. Des folies. Des âneries. Son père lui aura sans doute expliqué quel genre de crétins nous étions.
— J’en vois tous les jours de ces jeunes truands, Marjorie. Fais-moi confiance, ils finiront sûrement en prison.
Échec sur toute la ligne.
— Écoute, Charles! Écoute! C’est quoi? C’est qui?
Le voisin aura toujours été un assez étrange. Mais nous l’aimions bien. Il est impossible de décrire la fierté que j’ai pu ressentir lorsque j’ai su lui répondre, lorsque j’ai su répondre à cette question qu’il nous posait invariablement. Je savais qu’en répondant, je faisais dorénavant partie d’un groupe bien sélect. De ce groupe de gens qui savent apprécier la musique et qui savent ce qu’est la beauté. Je savais, en répondant, que le voisin, aussi bizarre fut-il, allait ressentir une fierté tout aussi puissante que la mienne en pensant à l’éducation musicale qu’il avait réussi à donner au fils du voisin.
— Tarkus. Emmerson, Lake and Palmer.
Enfin. Je l’ai eu. Il prend une autre gorgée de sa bière — de la Bleue — et sourit.
Le géocaching et notre géomob familiale
7 septembre 2009Migration vers WordPress réussie! (mise à jour des flux RSS)
28 juillet 2009Un petit mot pour vous annoncer que j’ai réussi la migration que j’espérais faire de mon blogue vers la plateforme WordPress. Je planifie terminer cette migration avant la fin de la semaine.
Avec un peu de chance les flux RSS sont redirigés automatiquement. Cela dit, il vous sera sans doute important de mettre vos signets RSS à jour à l’aide des adresses ci-dessous (ces liens seront actifs lors de la dernière phase de la migration) :
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Au plaisir!
C.-A.
Géocaching addicted!
28 décembre 2008Wow! De nouvelles raquettes, un GPS, mon iPhone = un plaisir fou!
Les enfants et moi découvrons un monde peuplé de géocoin, de TravelBugs, et de caches mystérieuses! De magnifiques randonnées!
Simon et Dominic se sont chacun créé leur compte et y inscrivent leurs découvertes et maintenant leurs caches (ils ont reçu de très jolies caches, travelbugs et geocoins pour Noël!).
Le logo du SPPCO
18 décembre 2008Des ensembles et des bonhommes
28 novembre 2008
Ce matin, c’est journée pédagogique pour les enfants. Papa travaille pour le syndicat de la maison. Il prend un peu de temps pour faire le pitre dans la neige de cette nuit.
Après avoir réalisé une oeuvre digne de Rodin (en bleu Jell-O), le dîner aux oeufs à la coq est de mise. Roties, cocottier, un grand verre de lait. On mange! Alors que Papa lit son dernier Fluide Glacial (arrivé hier!), Félix étudie son assiette…
— Heille Papa! Le bord de mon assiette, c’est comme la frontière de l’ensemble de ma nourriture!
— Wow! En effet!
— Et ma serviette, l’ensemble de ce qui essuie. [une pause] Non, le tiroir de serviettes, c’est l’ensemble de ce qui essuie!
Parfois, mon petit dernier me fait peur…

