Archive pour le ‘Communauté’ catégorie

Bock-Côté contre le pluralisme… contre la diversité?

24 décembre 2009

Qu’on ne s’y trompe pas, ce contre quoi Mathieu Bock-Côté en a, en réalité, c’est le pluralisme, c’est-à-dire la gestion de la diversité dans le respect des droits et des prérogatives de chacun. Cette philosophie fait partie des grandes leçons tirées des horreurs de la dernière guerre mondiale, des mouvements de décolonisation du XXe siècle et des luttes d’émancipation des groupes opprimés (autochtones, femmes, minorités religieuses ou raciales, et autres).

Elle est partagée aujourd’hui par toutes les nations véritablement démocratiques. Là où celles-ci diffèrent, c’est dans la façon d’appliquer cette philosophie, dans la manière de la traduire en orientations, en politiques, en programmes.


— Gérard Bouchard, Réplique à Mathieu Bock-Côté – Prudence et rigueur dans le débat public, LeDevoir, 20 mai 2009.

Conférence de Pascale Otis : Québec-Costa Rica

2 octobre 2009

Gatineau, le mardi 29 septembre 2009 – Le 14 octobre prochain, le Cégep de l’Outaouais accueillera la biologiste Pascale Otis à l’auditorium du campus Gabrielle-Roy dans le cadre d’une conférence s’intitulant De l’Arctique à l’Antarctique : une planète à protéger. Tous les profits de cette conférence iront à l’expédition scientifique Québec-Costa Rica 2010.

La biodiversité au cœur des changements climatiques

Dans le contexte où l’année 2010 vient d’être proclamée Année internationale de la biodiversité par l’Assemblée générale des Nations Unies, Pascale Otis nous entretiendra, visuel à l’appui, de l’importance pour tous de partager nos connaissances scientifiques et de les mettre au service de l’humanité en protégeant au maximum les écosystèmes de la planète.

Pascale Otis, une grande passionnée

Rappelons que Pascale Otis était la biologiste responsable du volet scolaire de l’équipe de Jean Lemire dans le cadre de Mission Antarctique où elle a passé plus de 400 jours à bord du voilier SEDNA IV dans l’archipel Melchior. Pascale est également spécialiste des oiseaux migrateurs. Elle parcourt les deux pôles du globe dans le cadre de ses recherches, l’Arctique canadien avec les oies blanches et l’Antarctique avec les manchots. Elle étudie la résistance aux basses températures de la Grande Oie des neiges et de la Bernache du Canada.

Québec-Costa Rica, un projet unique et rassembleur

Le Costa Rica est reconnu comme le paradis de la biodiversité dans le monde. L’expédition scientifique Québec-Costa Rica 2010 développera la collaboration multidisciplinaire nécessaire à la réalisation de travaux scientifiques scolaires axés sur l’étude de la biodiversité tropicale. Cette expédition scientifique permettra à une équipe de huit étudiants du Cégep de l’Outaouais issus de quatre programmes d’études d’intégrer leurs compétences et contribuera à mettre en valeur la biodiversité mondiale et sa conservation par nos partenaires costaricains.

Les billets sont en vente au coût de 10 $ dans les librairies Coopsco du Cégep de l’Outaouais et de l’Université du Québec en Outaouais. Pour plus de détails sur ce projet consultez le www.quebec-costarica.org.

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Information : François Lahaie

Expédition scientifique Québec-Costa Rica

819 770-4012, poste 2425

flahaie@cegepoutaouais.qc.ca

Tragédie à Dawson

13 septembre 2006

Que dire de plus… Quelle tragédie!

Je souhaite de tout cœur tout le meilleur à tous les étudiants de Dawson. Je souhaite aussi de tout cœur de nous comprendrons ce qui a pu motiver de tels gestes.

Tragédie à Dawson, Radio-Canada, le 13 sept. 2006.

Je tiens par ailleurs à attirer l’attention sur l’extraordinaire sensibilité et rapidité dans l’action de l’association étudiante de Concordia. Elle a su réagir rapidement, fournir un lieu de reassemblement, des téléphones et de la nourriture à des milliers d’étudiants en état de choc. Félicitations et merci à vous!

Nota : Le Collège Dawson fait parti du réseau du Cégep du Québec. Il s’agit ainsi d’étudiants ayant entre 17 et 20 ans se dirigeant soit vers le marché du travail ou l’Université.

Épicerie de l’Île de Hull, coop de solidarité

3 octobre 2005

« Épicerie de l’Île de Hull, coop de solidarité » est une initiative collective qui a pour objectif de répondre aux besoins d’approvisionnement alimentaire des citoyens de l’Île de Hull et des autres citoyens intéressés par le principe de la coopération. Depuis la fermeture de la dernière épicerie de l’Île, il y a déjà plus de dix ans, plusieurs groupes de citoyens et/ou communautaires n’ont pu que constater la croissance des problèmes de sécurité alimentaire des résidents. La coopérative permettra de rassembler les résidents autour de ce projet tout en travaillant à la revitalisation de leur quartier.

Épicerie de l’Île de Hull, coop de solidarité

L’Île de Hull a toujours été un quartier assez populaire. Déjà, à la fin du XIXe siècle, on y trouvait le centre-ville et plusieurs usines de ciment, de papier, d’allumettes, etc. Avec la rénovation urbaine des années 1960, on a tenté de transformer l’Île de Hull le plus possible, de la « gentrifier ». Et le processus est loin d’être terminé. On construit des condos que très peu de résidents du quartier peuvent se permettre.

En attendant que tout le petit monde quitte l’Île et soit remplacé par les charmants « yuppies » tant convoités, il demeure dans l’Île des milliers de familles qui sont fiers d’y vivre. Il y a dix ans, la dernière épicerie de ce large quartier fermait. Le défunt Loeb est devenu une SAQ Dépôt qui, si elle bénéficie aux voisins ontariens, n’a que peu d’utilité pour les résidents du quartier quand vient l’heure de faire leurs emplettes.

Cette nouvelle coopérative cherche à pallier à ce sérieux problème. Alors que les résidents n’ayant pas le loisir de se payer un taxi pour se rendre à l’épicerie la plus près font leur marché dans les dépanneurs du quartier, il devenait urgent de trouver une solution qui soit viable. Nous avons, dans l’Île, deux SAQ, un Saint-Hubert et, depuis 2002, un Macdo. Et pourtant il semblait impossible de convaincre quelque marchand de venir y installer une petite épicerie (alors que nous on avions deux il n’y a pas si longtemps).

Je souhaite de tout cœur que cette initiative fonctionne. L’Île de Hull est un quartier riche de son histoire et de ses résidents. On y trouve une diversité culturelle et une ambiance que l’on ne retrouve nulle part ailleurs en Outaouais. Les résidents qui y demeurent, malgré les expropriations des années 1960 et la volonté « gentrificatrice » de certains dirigeants, méritent une épicerie qui réponde à leurs besoins.

Allez jeter un œil au site de la coopérative et si le goût vous en dit, achetez une part sociale, je suis bien convaincu que personne ne vous en tiendra rigueur même si vous n’habitez pas l’Île.