Archive pour le ‘Histoire’ catégorie

Le 2 décembre…

2 décembre 2008

Le 2 décembre 1956, Ernesto Guevara, Fidel (a-t-on besoin de rappeler son nom de famille?) Castro et 80 autres débarquaient sur la côte cubaine pour y initiater la Révolution qui allait renverser le gouvernement de Batista 2 ans plus tard (le 1 janvier 1959 — Eh oui! Le 50e anniversaire de la Révolution cubaine approche à grands pas!). En quelques semaines, la grande majorité avait déjà été tuée par les avions des forces armées gouvernementales et pourtant, ils vaincront tout comme il est indéniable que nous vaincrons et mettrons fin au système capitaliste qui est une plaie pour l’humanité. En effet, la question n’est pas de savoir si nous vaincrons, mais de savoir si nous vaincrons en temps pour éviter les désastres environnementaux appréhendés par nos scientifiques ou pour sauver ces millions d’enfants qui meurent chaque année des maux du capitalisme…

Le 2 décembre 1956, 20 ans jour pour jour avant ma naissance…

[MàJ: TheGuardian offre une journée sur le même thème. Magnifique!]

Unrepentant: le génocide des Premières Nations au Canada

24 août 2008

Unrepentant, un film de M. Kevin Annett au sujet du génocide des Premières Nations au Canada.

Nothing but the thruth…

24 août 2008

«As for the woman from Saskatchewan, she remembers having to hold open the furnace doors in her residential school as small bodies were shovelled in for incineration.»

Roy Macgregor[1]

Pour faire suite à mon précédent billet. 58 ans plus tard, l’État canadien — notre gouvernement — trouve le courage de s’excuser. Mais quelle réparation? Quelle réparation pour ces atrocités qui ne sont toute récente dans notre histoire… sans compter ce que ces nations et leurs membres doivent vivre encore aujourd’hui… sans compter les élans de haines que l’on perçoit encore chez nos concitoyens…

En réponse à cette question, le Rev. Kevin Annett répond — tenez-vous bien — en 6 points[2] :

  • A full International War Crimes Tribunal with the powers to prosecute those who can be held responsible for crimes or cover-ups at the native schools.
  • A nationwide search for the remains of children – Mr. Annett estimates some 50,000 – who died at these schools, by neglect or abuse, and were never given proper burials.
  • The creation of a National Aboriginal Holocaust Museum so Canadians will never forget the crimes against humanity that took place in these schools.
  • An official nationwide « Day of Mourning » for all victims, both dead and living, of residential schools.
  • An end to any federal tax exemptions for churches that had any involvement in establishing and running such institutions.
  • The abolishment of the Indian Act, the winding down of the federal Department of Indian and Northern Affairs – and the return of all « stolen lands and resources » to Canada’s indigenous nations.

¡Ya basta!

Notes

[1] Roy Macgregor (9 June). Nothing but the truth can give apology true substance. The Globe and Mail, A.2.

[2] ibid.

Des enfants de bandits!

22 août 2008

«Nous sommes les enfants des bandits qui leur ont volé leur territoire pour l’exploiter. Il faut au moins le reconnaître.»

Jacques Languirand.

Décidément, le type me plaît!

Quoique que personnellement, je soutiendrais plutôt que non seulement faut-il reconnaître ce passé colonialiste meurtrier, mais je considère primordial de nous rappeler que, si chacun de nos banlieusards peut jouir de sa cour et de sa piscine privée, ce n’est que parce que la terre sur laquelle chacune de nos maisons sont construites a été, un jour, tout simplement volée à celles et ceux qui l’habitaient! Mais pourquoi chercher à reconnaître ces faits, pourquoi même vouloir les dédommager? Ne sont-ils pas les vaincus? Comme les Berbères, les Kanaks, les Mayas, les Bochimans ou les Tibétains.

«C’est dans l’air. Ces gens-là ont été les premiers réfugiés environnementaux, en quelque sorte, rappelle le porte-parole du Jour de la Terre. Et ils avaient une éthique écologique, ça explique l’intérêt actuel pour ça. Les Amérindiens sont très à la mode parce que le problème va s’amplifier. Nous sommes les enfants des bandits qui leur ont volé leur territoire pour l’exploiter. Il faut au moins le reconnaître.

«Et je lève mon chapeau à Richard Desjardins, même si nos démarches sont différentes. Il n’y a pas de chaman dans son film parce que c’est déjà mort. Il n’y a déjà plus de relation avec la grande culture amérindienne. Ils ne vont pas aller parler de la Terre-Mère à des fonctionnaires!»

Ibid.

Mother’s Day Proclamation

11 mai 2008

Ce n’est pas d’hier que les mères et les femmes militent et luttent. En 1870, la militante étatsunienne, Julia Ward Howe, rédige la Mother’s Day Proclamation.

Arise, then, women of this day!
Arise, all women who have hearts,
Whether our baptism be of water or of tears!

Say firmly:
« We will not have great questions decided by irrelevant agencies,
Our husbands will not come to us, reeking with carnage, for caresses and applause.
Our sons shall not be taken from us to unlearn
All that we have been able to teach them of charity, mercy and patience.
We, the women of one country, will be too tender of those of another country
To allow our sons to be trained to injure theirs. »

From the bosom of the devastated
Earth a voice goes up with our own.It says:
« Disarm! Disarm! The sword of murder is not the balance of justice. »
Blood does not wipe out dishonor, nor violence indicate possession.
As men have often forsaken the plough and the anvil at the summons of war,
Let women now leave all that may be left of home for a great and earnest day of counsel.

Let them meet first, as women, to bewail and commemorate the dead.
Let them solemnly take counsel with each other as to the means
Whereby the great human family can live in peace,
Each bearing after his own time the sacred impress, not of Caesar,
But of God.

In the name of womanhood and humanity, I earnestly ask
That a general congress of women without limit of nationality
May be appointed and held at someplace deemed most convenient
And at the earliest period consistent with its objects,
To promote the alliance of the different nationalities,
The amicable settlement of international questions,
The great and general interests of peace.

Bonne fête des mères à toutes!

l’ignorance du passé

4 avril 2008

« L’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. Mais il n’est peut-être pas moins vain de s’épuiser à comprendre le passé si l’on ne sait rien du présent. »

— Marc Bloch.

Deux livres traitant de l’histoire ouvrière hulloise

15 mars 2008

Les Allumettières en 1924 Grande découverte dans l’édition du journal LeDroit de ce matin : l’ancien journaliste Michael Martin vient de publier deux livres traitant de l’histoire ouvrière hulloise.

Vous ne serez pas étonnsé que je défende la richesse de l’histoire ouvrière hulloise. Hull a été le théâtre de luttes importantes. Les conflits opposants les Allumettières aux barons du bois ou la naissance de la Confédération des travailleurs catholiques canadiens (qui devient, en 1960, la CSN) dans un local au deuxième étage de ce qui est aujourd’hui le café Aux Quatre Jeudis ne sont que deux des exemples les plus évidents des luttes ouvrières menées dans la région outaouaise!

Non seulement, Michael Martin présente-t-il quelques-unes de ces luttes dans son livre Working Class Culture and the development of Hull, Quebec, 1800-1929, mais il s’intéresse aussi à un volet particulièrement bien caché de l’histoire canadienne : l’emprisonnement de militants communistes pendant la Deuxième Guerre mondiale (Red Patch Political imprisonment in Hull, Quebec during World War II).

Michael Martin offre ses deux magnifiques livres gratuitement dans Internet. En effet, malgré le financement qu’il a reçu de la CSQ, de l’AFPC et de la Caisse Populaire de l’Île de Hull, il n’a pas encore trouver d’éditeur (ce qui ne saurait tarder, il y a de plus en plus de maisons d’édition militantes au Canada anglais[1]). M. Martin a donc décidé de ne pas laisser tomber et de tout de même partager son important travail avec la communauté.

Merveilleux!

Notes

[1] Je pense à Arbeiter Ring ou à Fernwood Publishing qui proposent des ouvrages et même un mode de gestion particulièrement intéressants.

La mission capucine de l’Île de Hull : 40 ans de lutte

29 novembre 2007

Île de Hull En 1967, le premier évêque du tout nouveau diocèse de Gatineau, Mgr Paul-Émile Charbonneau, prenait une décision qui allait avoir des répercussions importantes dans l’histoire des luttes populaires de la région outaouaise. C’est en effet en 1967 que Mgr Charbonneau invite l’ordre capucin à venir installer une mission dans le cœur du secteur le plus défavorisé de Hull, l’Île de Hull. Depuis maintenant 40 ans, les pères et frères capucins sont présents dans la région. Et leur mission présente un bilan incomparable! Malheureusement, encore aujourd’hui, plusieurs citoyens ignorent la présence des capucins dans la région et connaissent mal la contribution de leur communauté à la nôtre.

Il est parfois difficile de juger du courage de certaines personnes à résister à l’ordre établi. Chez les missionnaires capucins de l’Île de Hull, ce courage est cependant bien évident. Trois mois après leur arrivée, ils avaient déjà acheté une maison en plein cœur de l’Île de Hull, sur la rue Kent. Alors que la coutume voulait que les pères résident au monastère ou au presbytère, les capucins avaient consciemment pris la décision de vivre, au jour le jour, avec les résidents de Hull.

» En lire plus:La mission capucine de l’Île de Hull : 40 ans de lutte

Che Guevara’s Hair Up for Auction

5 novembre 2007

Washington, DC, October 25, 2007 - As a lock of Che Guevara’s hair along with photos, captured documents, intelligence intercepts, and original fingerprints relating to the capture, execution and secret burial of the Argentine-born revolutionary sold at auction for $100,000, the National Security Archive posted declassified U.S. documents relating to his death 40 years ago this month. (Censored versions of some of the documents were first posted on the 30th anniversary of Guevara’s execution, which took place on October 9, 1967 in Bolivia.)

The macabre collection of memorabilia purchased yesterday by a lone bidder was compiled by a Cuban exile CIA operative named Gustavo Villoldo, who was tasked to help capture Guevara and, after his execution by the Bolivian military, secretly bury him in the middle of the night. Before Guevara’s hands were cut off, Villoldo helped fingerprint his corpse, and a « death mask » –a plaster cast of his face–was made as proof that the real Che had been captured and killed. The covert operative also clipped a portion of Che’s beard as a memento of the CIA’s triumph over Latin America’s most famous revolutionary.

Che Guevara’s Hair Up for Auction

J’aime les archives. Outre le fait qu’un tel enchère me répugne au plus haut point, il est maintenant indéniable que la CIA était présente lors de la capture et de l’exécution du Che en 1967… Pour ceux qui en persistaient à en douter.

Philippe Orfali : Quarante ans d’actions

23 octobre 2007

Les frères capucins ont célébré ce week-end leurs quarante ans de présence en Outaouais québécois, entourés d’une centaine de personnes au Centre communautaire Père-Arthur-Guertin.

Le maire de Gatineau Marc Bureau, l’archevêque Mgr Roger Ébacher et plusieurs intervenants du milieu communautaire étaient là pour souligner l’événement. « L’histoire de Hull est pavée de luttes de citoyens qui s’unissent et qui se battent afin d’obtenir ce qu’ils jugent être juste », a souligné Charles-Antoine Bachand, lors de la soirée. « La communauté capucine a effectué un travail extraordinaire dans l’amélioration de la société hulloise et gatinoise. »

Lire la suite de l’article de M. Philippe Orfali, « Quarante ans d’actions », LeDroit, le 22 octobre 2007.