Archive pour le ‘Littérature’ catégorie

L’UNEQ obtient A+

9 décembre 2008

Depuis peu, je suis membre associé de l’Union des écrivains. Outre le fait que j’en suis plus que fier, je découvre ce nouveau monde aussi militant que l’on pourrait l’espérer.

Dans le communiqué de presse ci-dessous, vous remarquerez que notre ami Clément semble avoir fait toute une impression lors de la rencontre de ce week-end.

Magnifique monde!

Montréal, le 9 décembre 2008. Lors de la séance annuelle de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), tenue le 6 décembre dernier, l’écrivain Pierre Samson a décerné un satisfecit à l’UNEQ pour le travail accompli au cours de l’année 2008.

Après avoir souligné, par une minute de silence, le décès de l’artiste multidisciplinaire Betty Goodwin et de l’écrivaine Hélène Pedneault, le président de l’UNEQ, Stanley Péan, a livré un vibrant plaidoyer, en guise de rapport annuel, intitulé : De l’indignation et de la solidarité (ou de la solidarité dans l’indignation), insistant sur les « dénominateurs communs qui réunissent les écrivains » :

Notre amour de la langue et des idées, des images qui les inspirent ou en découlent, cette langue et ces idées qui sont à la fois des outils de travail et des objets de passion ; et, surtout, notre conviction que ce monde mérite mieux que les illusoires distractions que propose l’idéologie dominante du « tout-à-l’économie ».

Cette séance annuelle avait été précédée d’un atelier fort apprécié sur « les défis et les enjeux du numérique dans le domaine du livre », présenté et animé par M. Clément Laberge (De Marque inc.) et Me François M. Grenier (Léger, Robic, Richard), et ce grâce au soutien financier de COPIBEC. Les écrivains ont d’ailleurs adopté à l’unanimité une résolution pour que l’UNEQ organise d’autres formations sur ce sujet, incluant la création de sites web et de blogues.

Ont été réélus pour un mandat de deux ans : Stanley Péan, président, Renaud Longchamps, administrateur représentant les écrivains habitant en région, et Sylvain Meunier, administrateur.

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Pour information : Pierre Lavoie
514 849-8540

George Orwell de Marrakech

9 octobre 2008

Dommage que les blogues n’existaient pas en 1938, le texte écrit par George Orwell dans son journal en date du 9 octobre aurait mérité grand nombre de commentaires de ses contemporains.

Orwell dresse en quelques mots un portrait éloquent de Marrakech (où il se soignait, je crois), des population arabe, juive, touarègue et européenne qui y habitaient et des préparatifs à l’éminente guerre. un magnifique portrait de la réalité coloniale des années 30.

After the crisis was over everyone here showed great relief and was much less stolid about it than they had been during the trouble itself. Educated Frenchwoman in official position, known to us personally, writes letter of congratulation to Daladier. It is perfectly evident from the tone of the press that even in the big towns where there is a white proletariat there was not the smallest enthusiasm for the idea of going to war for the sake of Czechoslovakia.

[...] The French authorities enroll a sort of special constables°, a force known as the surete°, who are armed with truncheons and called out when criminals are to be rounded up. I have not yet got reliable particulars, but it appears that either these or the regular police can summarily order flogging of thieves etc. and that savage floggings have been administered without trial.

Have seen a good many of the Foreign Legion. Do not look very dangerous ruffians. Almost universally poor physique. Uniforms even worse than those of the conscripts.

Je vous invite à découvrir ce texte sur le blogue d’Orwell, 70 ans plus tard.

The War Prayer

21 août 2007

«O Lord our God, help us to tear their soldiers to bloody shreds with our shells; help us to cover their smiling fields with the pale form of their patriot dead; help us to drown the thunder of the guns with the shrieks of their wounded, writhing in pain; help us to lay waste their humble homes with a hurricane of fire; help us to wring the hearts of their unoffending widows with unavailing grief; help us to turn them out roofless with little children to wander unfriended the wastes of their desolated land in rags and hunger and thirst, sports of the sun flames of summer and the icy winds of winter, broken in spirit, worn with travail, imploring Thee for the refuge of the grave and denied it — for our sakes who adore Thee, Lord, blast their hopes, blight their lives, protract their bitter pilgrimage, make heavy their steps, water their way with their tears, stain the white snow with the blood of their wounded feet! We ask it, in the spirit of love, of Him Who is the Source of Love, and Who is the ever-faithful refuge and friend of all that are sore beset and seek His aid with humble and contrite hearts. Amen.»

— Mark Twain, The War Prayer.

[via Inshallah: Cindy Sheehan from Amman]

Renaud nous fait un nouvel album!!!

6 septembre 2006

rouge sang

Selon la télé, Renaud nous sortira un tout nouvel album dans quelques semaines! La joie!

En attendant, le texte de Adios Zapata!

Adios Zapata!
Renaud Séchan / J Clerc

Des rues de Bogota
Aux trottoirs de Miami
Ça fait trop loin pour moi
Alors je reste ici
Pourquoi je quitterais
Mon pays si joli
Pour aller galérer
Aux États-Unis
Du travail j’en ai
Le pavot, la coca
C’est pas Dieu qui les fait
Pousser, c’est mon Papa et moi

Adios Zapata! Que viva Marijuana!
Pour eux la mort
Pour nous la Samba!

Finie la guérilla
On faisait pas le poids
La lutte armée ça va
Quand t’as pas d’autre choix
Avec les gringos
On a trouvé plus malin
On fait du négoce
La main dans la main
Les banques, la C.I.A.
Sont nos meilleurs clients
L’argent de la coca
Eh! C’est toujours de l’argent

Adios Che Guevara! Que viva Marijuana!
Pour eux la mort
Pour nous la Samba!

Ils ont tué leurs Indiens
Et pillé mon pays
Nous on se venge enfin
Sans prendre le maquis
On fait agriculteurs
Et l’Oncle Sam achète
Et qui c’est le dealer
Qui pourrit la planète?
C’est mon Papa et moi
Ou bien c’est le yuppie
Qui blanchit, caramba!
Tout l’argent du trafic?

Adios Pancho Villa! Que viva Marijuana!
Pour eux la mort
Pour nous la Samba!

La vérité c’est que
Ces enfants de salauds
Ça les arrangent un peu
La came dans leurs ghettos
Ça tue surtout les pauvres
Les négrots, les bandits
Ça justifie les flics
Ça fait vendre des fusils
Mais un jour le quart monde
Dira aussi « Basta »
À la misère du monde
Et chant’ra avec moi

Viva Che Guevara! Zapata! Pancho Villa!
Pour eux la mort
Pour nous la Samba

Viva Che Guevara! Zapata! Pancho Villa!
Pour eux la mort
Pour nous la Samba

Le Plateau

20 août 2006

en 2003, je publiais ma première nouvelle littéraire dans une revue spécialisée (c’est en fait la seule que j’ai réussi à publier, mais il y a si longtemps que je ne m’y suis plus penché). Je n’aime pas vraiment le texte. J’aime l’idée. L’idée était bonne. Il faudra que je la retravaille. J’aurais aimé la partager. Mais, je me rends compte que mon contrat d’édition (et les 100$ qui venait avec) m’empêche de la republier avant 5 ans. Il me reste 2 ans à aller. Dommage.

Bien sûr, vous pouvez toujours essayer de la trouver, mais bon, je ne suis pas bien sûr que ça en vaille la peine. Il faudra que je la retravaille. L’idée est bonne cependant. Bof.

Ah et puis, j’en mets un extrait :

Le Raiatéois prononça alors les mots qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire et dans celle de tout mon peuple. « En cette date du 16 juillet de l’an de grâce 1769, le vaisseau de sa majesté britannique Endeavour, sous le commandement du lieutenant James Cook prend possession de l’île de Huahiné. »

Cette fois-ci les mots étaient tombés comme le fer des Blancs dans mon cœur. Tout devenait maintenant douloureusement clair. Tous nos sacrifices avaient été vains. Le sort de mon peuple s’était joué près d’un siècle plus tôt alors que personne ne s’en doutait. Ce que nous croyions être un symbole de fraternité était en fait le sceau de notre asservissement. Ce que nous avions chéri avec tant de passion s’avérait soudain être le signe même de notre défaite. Depuis cinq générations mon peuple avait vécu sans le savoir dans l’attente de la conquête et les batailles que nous livrâmes depuis l’arrivée de ces Français sur ce que nous croyions être nos terres ne furent en rien pour notre liberté, mais pour la gloire d’un chef lointain qui, fort de nous avoir dupé, ne daigna jamais montrer son vrai visage. Nous étions et furent depuis près d’une siècle, un peuple conquis avant que d’être vaincu.

– Charles-Antoine Bachand, « Le Plateau », Mœbius, no 96, Hiver, pages 31-40.

À la relecture, je remarque que je n’avais pas mis de majuscule à Blancs… J’ai tendance à faire ça. Je mets une majuscule à Noirs, à Juifs, à Amérindiens, mais rarement à Blancs ou à Catholiques. Un peu comme j’écris généralement citoyens au pluriel. Sans y penser.

Guenter Grass was in Waffen-SS

12 août 2006

Nobel Prize-winning German writer Guenter Grass, author of the great anti-Nazi novel The Tin Drum, has admitted serving in the Waffen-SS.

– BBC NEWS – Guenter Grass was in Waffen-SS, le 11 août 2006.

Humf. Un petit choc, ce matin.

Giù la testa (1971)

23 juillet 2006

– You’ll pay for this! I’m a citizen of the United States of America!
– To me, you’re just a naked son of a bitch.


– The revolution? Please don’t tell me about the revolution. I know everything about the revolution and how they start. The people who read the books go to see the people who don’t read the books and say : « We have to have a change. »
– Shss.
– Shss! Shss! Shit Shss! I know what I’m talking about when I’m talking about the revolution! The people who read the books go to see the people who don’t read the book and say : « We have to have a change » So the poor people make the change. And then the people who read the books sit around a big polished table and talked and talked and talked and eat and eat and eat. But what as happened to the poor people? They’re dead! That’s your revolution! Shss. So please, don’t tell me about revolutions.

Des centaines de milliers de eBooks gratos

14 juillet 2006

Ai lu ceci sur le carnet de Marc-André Bélanger:

«Pour célébrer le 35e anniversaire du Projet Gutenberg, eBook offre un accès gratuit à une tiers de million de livres en ligne, et ce, jusqu’au 4 août prochain.»

– Marc-André Bélanger.

Il vaut sûrement la peine d’y jeter un oeil!

Trauma on Loan

20 janvier 2006

saccoJ’ai déjà parlé de Joe Sacco, ce fameux auteur de bandes dessinées découvert par pur hasard en raison du pseudonyme qu’un jour je choisis de me donner.

J’en vous reparlerai sans doute aussi, mais en attendant, je m’en voudrais de passer sous silence ces 8 planches qu’il offre gratuitement dans le Guardian de ce week-end. Il y traite du témoignage poignant qu’il a recueilli en Irak, d’un homme torturé par les forces états-uniennes pendant des mois. Comme toujours avec Joe Sacco, ce n’est pas nécessairement pour les cœur sensibles.

Le Guardian présente les planches comme suit :

In July 2003, two Iraqi businessmen were seized in Baghdad by US troops. They tell graphic artist Joe Sacco about the beatings, fake executions… and being thrown to lions. (source)

Vous trouverez ces planches ICI.

HP4 – itou

6 janvier 2006

À l’instar de Gilles, je me suis aussi payé ce luxe dans le temps des fêtes et ai — aussi — bien regretté mon choix. Les personnages sont d’une simplicité et d’une absurdité consommée (bien sûr ma lecture du livre ne m’avait pas tant choqué, mais bon… ).

Je dois par ailleurs avouer que je n’ai pas été que peu ébranlé de la part que l’on y fait aux enseignants et de la servilité de Harry à suivre les règles d’un jeu imbécile. Je croyais être simplement sensible du fait du mépris ambiant envers les enseignants et les employés de l’État, mais quelle n’a pas été ma surprise de me rendre compte que dans l’édition du Monde Diplomatique que m’a si gentiment achetée ma maman (soit celle de décembre 2005), on trouvait une critique virulente du film et du message qu’il véhiculait se rapprochant de ce qui m’avait perturbé…

La chose en vaut le coup. L’auteur y parle justement du danger d’y voir des pédagogues plus attachés aux règles d’un jeu ou d’une autorité quelconque qu’au bien-être de leurs élèves. De même, il rappelle qu’il existe aussi un danger assez important à présenter un message qui illustre qu’il est possible de tout permettre lorsque la cause est juste (et à quel point le stade détruit par les mange-morts ressemble aux décombres d’un attentat terroriste).

Je me souviens que, lors de ma lecture du premier livre, j’avais été bien déçu de l’existence de classe sociale marquée dans le monde des sorciers (les sorciers n’étaient somme toute pas plus fins que les Muggles). Décidément, plus j’avance dans cette histoire de sorciers, plus je doute.