Pour mon anniversaire, ma maman m’a offert une très jolie édition de Dubliners de James Joyce. Wow! Bien sûr, je l’ai déjà lu trois fois, mais une belle édition d’un livre qu’on aime est comme… dans le fond, c’est incomparable. À ce titre, j’aime bien mes Kipling du début du siècle dernier. Et que dire du Walter Scott de 1862 que j’avais trouvé sur Abebooks? Bon, ça fait plutôt littérature brit mon affaire, et pourtant, c’est tout récent dans mon cheminement littéraire ma découverte de ce pan de la littérature.
Toujours est-il qu’avec ce cadeau de ma maman, le goût d’explorer le monde de Joyce à violemment ressurgi. Dans mon exploration dominicale, j’ai eu le plaisir de retrouver ce court extrait sonore dans lequel on entend Joyce lire Finnekans Wake en 1931! D’entendre la voix d’un si grand homme, venue d’outre tombe… c’est tout de même assez… ouf.
James Joyce « Finnegans Wake »
La chose m’a aussi permis de découvrir cette section du site Salon.com.
En terme d’audio de grands hommes, j’avais acheté, il y a de ça quelques années, un CD fait à partir des disques de cire que Saint-Ex envoyait à Renoir alors qu’il était en Afrique du Nord pour l’effort de guerre… Je l’écoute souvent dans la voiture, on goutte un peu l’homme qu’il fut.
Moi et ma douce nous sommes tapé un film assez intéressant, hier, que je me permets de brièvement en glisser mot. Conspiracy of Silence se déroule en Irlande d’une une petite paroisse où l’on retrouve un séminaire et les quelques séminaristes qui persistent à vouloir devenir prêtre malgré les positions arbitraires de l’Église. En fait, l’histoire tourne autour de la boîte de Pandore ouverte lorsque qu’un prêtre de la région s’enlève la vie.
Depuis que j’ai lu pour la première fois Kafka (il me semble avoir débuté mon exploration par Le Procès) et ai découvert cet auteur d’une originalité époustouflante, je me promets d’un jour me payer ses carnets. Je n’ai malheureusement jamais pris la peine de faire le saut. Ses nouvelles, Le Château m’ont violemment interpellé. L’art de cet homme et sa sensibilité quant à l’expérience humaine me semble parmi les plus riches que j’ai eu la chance de découvrir.
