Archive pour le ‘Non classé’ catégorie

Le désarroi de l’élève en échec…

9 novembre 2015

Le désarroi de l’élève en situation d’échec provient de la persistante fiction de l’« égalité formelle » de tous les élèves devant l’école, des possibilités qui sont offertes à l’élève de surmonter ses difficultés par des services spécialisés, et de l’échec persistant qu’il ne peut plus attribuer à une sélection en amont de la société, mais à une sélection « neutre », basée sur des épreuves « universelles », qui s’opère à l’intérieur même des structures de l’école, de son système de filières et de sélection (Dubet, 2000).

LeVasseur (2015) in. Demers, S., Lefrançois, D., & Éthier, M.-A. (2015). Les fondaments de l’éducation : Perspectives critiques. Montréal: Éditions Multimondes. (p. 72)

Les jeunes de nos jours…

29 octobre 2015

 

 

LES JEUNES ONT-ILS VRAIMENT CHANGÉS?

 

Lors de l’assemblée générale extraordinaire tenue à l’école Notre-Dame-de-Roc-Amadour par la Fédération en décembre dernier, plusieurs personnes ont pu lire les citations suivantes affichées au tableau de la salle de pause-café transformée en salle de presse pour l’occasion :

 

«Notre jeunesse (…) est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce . de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui (…) ne se lèvent pas quand un viei11ard entre dans une pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travai11er. Ils sont tout simplement mauvais.» Socrate (470-399 avant Jésus-Christ)

 

«Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible.» Hésiode (720 avant Jésus-Christ)

 

«Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut être loin.» Prêtre égyptien

 

«Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du Cœur. Les jeunes sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture.» Citation vieille de 3000 ans découverte sur une poterie dans les ruines de Babylone.

 

Plusieurs disent que l’histoire est un perpétuel recommencement… Tout comme autrefois, nous avons tendance à condamner les comportements et les attitudes de nos jeunes, mais en se basant sur ce qui s’est dit et réalisé depuis des siècles, n’y a-t-il pas lieu de croire que notre jeunesse «inquiétante» produira elle aussi une culture intéressante et des leaders exceptionnels?

 

Publié dans Le commissaire, Vol 24, no 6, janvier 1992.

 

 

 

 

Peut-être fût-il ingrat cet âge

23 septembre 2015

Qu’advient-il lorsque nous demeurons demeurés, étourdis de nos lacunes aveugles de nos capacités? Le cœur se refroidit et personne ne peut y rien changer. La quête de la joie et de l’amour fait place à la quête du confort. Le cheval fou se met au pas et tire de l’épaule la charrue du temps qui passe. Nos cheveux fous sont devenus lisses, puis épars; nos excès de rage sont devenus indifférence, cynisme; nos joies sont devenues sommeil.

 

Rien n’a pourtant réellement changé et tout est si différent. Le soleil brille moins loin et les étoiles se voilent. Et l’on ronfle. Et l’on fuit. Sans faire de bruit. Vers la nuit. La pénombre la plus profonde, et la plus chaude. On vendait son lit pour acheter du papier, on vend maintenant notre âme pour acheter des livres. Des livres que d’autres ont écrits et que jamais l’envie ne nous prendrait d’écrire. C’est l’histoire de Tytire, c’est l’histoire d’Oreste, c’est l’histoire la plus triste qui baigne dans notre indifférence. Tout est raison et pourtant rien n’a de sens. Enterrez-nous donc nous sommes déjà morts! Le vin est bon, la chaire est copieuse, mais le lit est froid lorsque nous n’y rêvons plus. Et l’on glisse dans ce que d’aucuns ont déjà baptisé l’absurde. L’âge de raison a eu raison de nous, de tout ce qui, hier encore, nous tenait en vie. Et nous allons de l’école au moulin pour y moudre le grain, notre grain. Le grain qui renferme tant, nous en faisons du pain gras que nous mangeons de nos dents pourries. Le grain qui aurait pu couvrir les landes de nos printemps d’un océan de blé ne germera jamais.

 

Je vous laisse, car la bête crie : je dois retourner à ma raison et oublier ce que je suis. Les arbres semblent mourir à l’automne, les hommes s’ensommeillent pour ne plus jamais se réveiller. Dire que nous avons mis tant d’efforts à fuir la lumière.

 

Peut-être fût-il ingrat cet âge qui nous obligeait à n’être que dans nos rêves, mais il est vraiment débile cet âge qui nous condamne à n’être tout simplement plus.

 

août 2001

Eco comme citoyen

23 septembre 2015

« My duty as an intellectual is to do good books, but I also have duties as a citizen to write on the political situation: we have to tell aloud that something is rotten in the kingdom of Italy. Your duty is to do your job well and not to live in an ivory tower. »

— Umberto Eco, The Guardian, le samedi 12 octobre 2002.

Les politiques comme de simples gestionnaires des «affaires» publiques

5 avril 2014

Le choix de Valls en France et l’accent mis sur la saine gestion dans la présente campagne électorale au Québec montrent bien à quel point les attentes en lien avec les capacités de gestionnaires de nos politiciens ont pris le dessus sur à peu près tout autre impératif. En effet, alors que la logique voudrait que le choix d’un gouvernement soit un choix idéologique fait en fonction d’idées, d’une vision de la société à construire, le choix semble se faire de plus en plus en fonction des compétences d’administrateur des politiciens. Or, pour gérer l’État, les politiciens ne pourraient-ils pas profiter des services d’administrateurs professionnels (sous-ministres, fonctionnaires, etc.)? Si les politiciens se réduisent à de simples gestionnaires et ne présentent plus aucune vision du monde à créer et que les fonctionnaires (par définition) ne peuvent pas non plus jouer ce rôle, qui gouverne vraiment?


À ce sujet, et au sujet de cette logique de l’administration, voici un extrait d’intérêt du Monde de ce matin :

Conformément aux préceptes de la gouvernance entrepreneuriale, seule l’efficacité distingue l’excellent manager. Quant à son évaluation, elle est affaire de benchmarking, soit d’une comparaison des performances de chacun à l’aune d’un panel de résultats chiffrés. Dans le champ politique, les chiffres incluent la cote de popularité, le volume des investissements étrangers et le taux d’intérêt de la dette publique. En outre, pour motiver les hommes, le benchmarking suppose l’identification d’un exécutant modèle. Ainsi l’alliage du coup de menton « vallsien » et de la marinière « montebourgeoise » a-t-il été formé pour faire concurrence au manager du mois – le fringant Matteo Renzi, le premier ministre de la Péninsule qui promet de rendre la confiance aux Italiens sans perdre celle des investisseurs. Manuel Valls et son acolyte seront-ils à la hauteur de la tâche ? Seront-ils capables, au bout du compte, de damer le pion à l’équipe sélectionnée par l’UMP ? Il est permis d’en douter.



 


Quelle gauche Manuel Valls incarne-t-il ?
Philosophe, président de l’association Cette France-là Michel Feher
Le Monde
avr. 5 2014

L’état d’esprit de François Hollande au soir du second tour des élections municipales, c’est Alain Juppé qui l’exprimait le mieux. Si les électeurs ont infligé une déroute à la majorité présidentielle, expliquait l’ancien premier ministre, « [ce] n’est…lisez plus…

Étiquettes Tech:

Entre le 1978 et 2015, le nombre d’heures à travailler pour payer ses frais de scolarité

3 mars 2012

Il est particulièrement intéressant de découvrir qu’alors que le gouvernement soutient que les étudiants doivent payer leur juste part, le nombre d’heures qu’ils doivent travailler afin de couvrir les frais de scolarité liés à leurs études n’a cessé de croître depuis 1978.

C’est entre autres ce que nous apprend un document de l’IRIS publié en mai 2011.

Michel Chartrand, un chrétien humaniste (1968)

18 avril 2010

Revolution makes the sunshine

8 avril 2010

Je teste l’insertion d’une «vague» dans wordpress

26 novembre 2009

Petit test particulièrement sympathique! Je confirme cependant, pour voir, il faut nécessairement être dans la vague. Si vous voulez que je vous y insère, laissez-le-moi savoir.

J’aime beaucoup l’idée que l’on puisse ensuite modifier la vague à même le blogue!

[wave id= »googlewave.com!w+yDHH93YwA » bgcolor= »#ffffff » color= »#000000″ font= »sherif » font_size= »10″ width= »80% »]

Je viens de découvrir qu’il est possible de rendre une vague publique. En fait, la vague sera vue par toutes celles et tous ceux qui ont un compte googlewave. Cette possibilité pourra être particulièrement utile dans le futur. Il suffit d’imaginer justement l’insertion d’un vague dans un blogue. La vague publique pourra donc être lue et modifiée par toutes et tous. On pourra donc aisément inviter une communauté à participer à une vague sans nécessairement les inviter un à un. Je trouve cette possibilité particulièrement intéressante. En fait, la vague sera plus qu’un simple wiki en ce sens qu’elle sera ensuite automatiquement insérée dans l’interface wave de quiconque y contribue.

Me reste à découvrir s’il est possible, une fois qu’une vague a été rendue publique, d’en limiter l’accès à nouveau.

Hum!