Archive pour le ‘Politique’ catégorie

Comment les Premières nations ne sont pas autochtones… et ce que ça signifie

18 avril 2010

« À Ottawa, dernière le premier ministre Stephen Harper se profile le pire ennemi des Amérindiens : M. Tom Flanagan1. Ce penseur ultraconservateur ,leur conteste l’appellation « native », arguant qu’il s’agit… d’immigrés quant précédé les Européens de quelque milliers d’années. En concluant que leurs revendications territoriales sont sans fondement, il plaide pour la disparition des droits des aborigènes. Alors que le Canada n’a pas signé la Déclaration des Nation unies sur les droits des peuples autochtones, l’application de ses thèses saperait les poursuites judiciaires des premières nations, qu’il va jusqu’à accuser : elles menacent l’industrie pétrolière et « risquent » de verser dans l’action violente aux côtés d’écoterroristes2. »



– Emmanuel Raoul, «Sous les sables bitumineux de l’Alberta», Le Monde Diplomatique, avril 2009.

Décidément! Ce qui explique la réticence à signer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones est une évidence peu commune! Pourquoi devrions-nous avoir quelque respect que ce soit pour des fascistes de cette espèce!

  1. Conseiller politique de M. Harper jusqu’à sa victoire en 2006, il est considéré comme son maître à penser. []
  2. Tom Flannagan, « Resource industries and security. Issues in Northern Alberta », Canadian Defence and Foreign Affairs Institurte, Calgary, juin 2009. []

«Bhopal» sélectionnée pour le Festival des films sur les droits de la personne de Montréal

19 mars 2010

Quelle belle nouvelle que nous apprend Mme Sylvie Joly! En effet, la vidéo qu’elle a réalisée avec M. Louis Roy et qui porte sur la tragédie de Bhopal (même s’il s’agit beaucoup plus d’un crime que d’une tragédie!) a été sélectionnée pour le Festival des films sur les droits de la personne de Montréal.

Elle nous lance donc l’invitation :

Invitation

Notre vidéo sur Bhopal a été sélectionnée pour le Festival des films sur les droits de la personne de Montréal.

Elle sera présentée le vendredi 19 mars, 21 heures, au cinéma du Parc-3575 Avenue du Parc (métro Place des Arts, et autobus 80, ou vous pouvez marcher à partir du métro). Nous serons présents, ainsi qu’Amnistie internationale qui démarre une campagne sur Bhopal et la responsabilité sociale des entreprises.

Elle sera présentée une seconde fois le 21 mars à 17 heures au cinéma Parallèle, 3536 St-Laurent.

Et dimanche le 21 mars à 14 heures au Musée de la civilisation de Québec (c’est gratuit au musée)

Louis, Odélie et moi serions honorés de votre présence. Dit moins pompeusement, ça nous ferait bien plaisir si vous pouviez être là !

Les billets peuvent être achetés à l’avance, sinon à la porte.

Sylvie Joly
http://ffdpm.com/2010/index.php?lang=fr

Bock-Côté contre le pluralisme… contre la diversité?

24 décembre 2009

Qu’on ne s’y trompe pas, ce contre quoi Mathieu Bock-Côté en a, en réalité, c’est le pluralisme, c’est-à-dire la gestion de la diversité dans le respect des droits et des prérogatives de chacun. Cette philosophie fait partie des grandes leçons tirées des horreurs de la dernière guerre mondiale, des mouvements de décolonisation du XXe siècle et des luttes d’émancipation des groupes opprimés (autochtones, femmes, minorités religieuses ou raciales, et autres).

Elle est partagée aujourd’hui par toutes les nations véritablement démocratiques. Là où celles-ci diffèrent, c’est dans la façon d’appliquer cette philosophie, dans la manière de la traduire en orientations, en politiques, en programmes.


— Gérard Bouchard, Réplique à Mathieu Bock-Côté – Prudence et rigueur dans le débat public, LeDevoir, 20 mai 2009.

Il y a 25 ans, Bhopal… une vidéo

9 décembre 2009

Il y a 25 ans, une trentaine de tonnes de gaz toxique s’échappait de l’usine d’Union Carbide à Bhopal. On ne sait pas combien de morts pleurer: de 5000 à 8000 morts la nuit même; et au cours des années suivantes, 20 000 autres, victimes des conséquences de l’exposition à des gaz toxiques ou à la consommation de l’eau contaminée. Des centaines de milliers de personnes souffrent de maladies du système respiratoire, immunitaire, de cancers, de problèmes ophtalmiques, gynécologiques. Encore aujourd’hui, des enfants naissent avec des malformations physiques et des déficiences mentales. On craint que le poison ait causé des dommages génétiques irrémédiables, laissant dans son sillage des générations d’enfants handicapés.


— Sylvie Joly et Louis Roy, «Bhopal, l’anniversaire oublié», LeDevoir, 3 déc. 2009.

Mme Joly nous invite à diffuser la vidéo qu’ils ont réalisée à ce sujet. Ce que je fais avec joie.

H1N1: pourquoi se faire vacciner selon Amir Khadir, partie 2

6 novembre 2009

Petite vidéo de Trotsky

28 octobre 2009

Non mais! Comment enseigner l’histoire sans Youtube?!?

Rencontre du Front commun en Outaouais

27 octobre 2009

250 personnes!Belle rencontre ce soir pour les membres du Front commun du secteur public de l’Outaouais. La salle était pleine à craquer pour entendre les représentants des différentes centrales. Louis Roy de la CSN, Daniel Boyer de la FTQ et Gilles Dussault du SISP ont fait applaudir la foule plus d’une fois par leur discours au sujet des prochaines négociations.

Voyez les quelques photos que j’y ai prises!

Selon ces militants de nos centrales, il est impératif de déboulonner les grands mythes concernant les employés du secteur public.

De ces mythes, en voici quelques-uns:

1. Les fonctionnaires se poignent le beigne : Avons-nous vraiment besoin d’en parler! Partout dans le secteur public, on réduit les services depuis des années. Les jeunes quittent en masse le secteur public pour se trouver des employés ayant de meilleures conditions. Nous faisons un travail essentiel et nous avons trop rarement les ressources pour le faire comme il le devrait!

2. Les employés de l’État sont bien payés : L’écart entre le salaire des employés du secteur public et celui des employés du privé est de l’ordre de 7,7%. Point!

3. Les employés du secteur public ont la sécurité d’emploi : Quelle farce! Avec les départs à la retraite sans remplacement et le fait que nous ne sommes plus en mesure d’assurer la relève avec des jeunes qui sortent de nos écoles et de nos universités, elle est belle la sécurité d’emploi!

Louis Roy, de la CSN, nous a par ailleurs rappeler que malgré la crise économique actuelle, le gouvernement Charest s’est amusé à donner quelque 42 milliards de dollars pour les infrastructures à des entrepreneurs privés. Avec une marge de profit de 15%, on parle donc d’environ 6 milliards donnés directement en profit au privé… Les augmentations salariales que nous demandons, pour 475 000 employés qui, eux aussi font rouler l’économie, se chiffrent à à peine 3,3 milliards!

Le gouvernement utilise l’argent dans des magouilles et nous dit ensuite qu’il n’en a plus pour ses employés. C’est à un choix de société auquel nous sommes confrontés! Si, à 475 000 syndiqués, nous ne sommes pas en mesure de rappeler au gouvernement qu’il doit enfin bien gérer l’argent des contribuables et leur donner les services dont ils ont besoin, nous aurons un sérieux problème!

Un intervenant nous a par ailleurs fait remarquer qu’au rythme où vont les choses, on est en droit de se demander si le gouvernement ne met pas tout en oeuvre pour que les services publics soient dysfonctionnels. Lorsque tous les services seront réduits au strict minimum, il sera d’autant plus facile de faire avaler la pilule de la privatisation!

Enfin, un dernier intervenant ajoute : «Le gouvernement Charest est un virus! C’est un virus bien pire que le H1N1!».

C.-A.

Conférence d’AbouSoufian Abdelrazik en Outaouais

20 septembre 2009

Conférence d’AbouSoufian Abdelrazik en Outaouais
Le samedi 3 octobre à 13 h : Briser le silence et mettre fin à la peur. Université du Québec en Outaouais, boul. Alexandre Taché Salle C-0416

Abousfian Abdelrazik, de retour depuis peu d’un exil forcé de 6 ans au Soudan, sera en tournée au Québec et au Canada, du 24 septembre au 15 octobre, accompagné de membres du projet Retour au bercail. Malgré le fait qu’Abdelrazik soit maintenant de retour au Canada et qu’il ait pu retrouver sa famille, son nom demeure sur la liste 1267 de l’ONU et personne n’a été tenu responsable pour les graves injustices et les violences dont il a souffert. Alors qu’il entreprend des démarches afin que sa famille et lui-même puissent à nouveau vivre pleinement dans la dignité et le respect de ses droits les plus élémentaires, le projet Retour au bercail organise cette tournée pour qu’il puisse rencontrer les gens qui l’on soutenu et raconter son histoire en personne. Plus que tout, cette tournée vise à contribuer à briser le silence et la peur, conséquences directes de l’injustice et du racisme propagés au nom de la «sécurité nationale » au Canada. Cette tournée vise à encourager toutes les personnes à se réunir, s’exprimer et résister.

Des idées à rendre «mainstream»

9 septembre 2009

This is to my mind more than just a peculiarity of the Cuban process: it confirms the implications of Gramsci’s argument that for proletarian ideology—Marxist theory—to triumph, it must win the battle for hegemony and become “common sense.” Or to put it another way, the abstractions of Marxist theory must gel with the popular democratic traditions of a specific country before they can become hegemonic. This is perhaps the crucial error of most Communist (and also Trotskyist) parties: the idea that by preaching abstract Marxist-Leninist doctrine they can build an effective mass revolutionary movement.

— Diana Raby (2009). «Why Cuba Still Matters», Monthly Review, January 2009

Intéressante citation qui me ramène à l’un de mes principaux sujets de réflexion ces temps-ci. Comment se peut-il qu’il est si peu de place faite au contre-discours? Comment est-ce possible que la droite ait réussi à faire accepter ses idées et son discours de façon si étanche qu’ils font partie des idées reçues, du bon sens ou du «mainstream»? Comment se fait-il encore que la gauche n’ait pas réussi à faire mieux? Où est le discours de gauche? Quel est notre organe? Comment se fait-il qu’alors que tous sont hébétés de voir nos voisins États-uniens s’entre-déchirer au sujet de l’assurance maladie, que nous peinions à faire valoir des idées comme éole-Québec ou pharma-Québec? Comme s’il s’agissait là d’idées aussi farfelues que celle de l’assurance-maladie pour les États-uniens.

Il est impératif de prendre la place qui nous revient sur la place publique! Il est impératif de parler et d’écrire pour être entendus et lus! Il est impératif que celles et ceux qui ont quelque chose à dire, que celles et ceux qui ont développé au cours des ans des outils qui leur permettent de comprendre le monde, interviennent publiquement! Il est impératif que l’on cesse de sa gargariser dans des revues scientifiques ou des magazines de gauche que personne ne lit et qui sont, plus souvent qu’autrement, tout à fait indigestes, pour rendre notre discours intelligible. On ne convaincra personne si personne ne comprend de quoi on cause et si nos idées paraissent rigoureusement farfelues. Or, des idées sont parfois farfelues que parce qu’elles sont marginales et présentées comme telles… comme une assurance-maladie états-unienne.

Einstein au sujet de l’éducation

6 septembre 2009

This crippling of individuals I consider the worst evil of capitalism. Our whole educational system suffers from this evil. An exaggerated competitive attitude is inculcated into the student, who is trained to worship acquisitive success as a preparation for his future career.

I am convinced there is only one way to eliminate these grave evils [namely through the establishment os a socialist economy, accompanied by an educational systeme which would be oriented toward social goals. In such an economy, the means of production are owned by society itself and are utilized in a planned fashion. A planned economy, which adjusts production to the needs of the community, would distribute the work to be done among all thoses able to work and would garantee a livelihood to every man, woman, and child. The education of the individual, in addition to promoting his own innate abilities, would attempt to develop in him a sense of responsability for his fellow men in place of glorification of power and success in our present society.

— Albert Einstein, 1949.