Archive pour le ‘Politique’ catégorie

David Harvey traite de la crise économique

5 août 2009

J’ai déjà parlé ailleurs de l’économiste David Harvey. Il s’agit d’un de nos grands penseurs actuels qui méritent d’être entendu. Il est particulièrement étonnant de se rendre compte à quel point les idées de ces penseurs qui remettent en question le système actuel de distribution des biens (parce que l’économie peut, ce me semble, se résumer à quelque comme la façon de faire en sorte que ceux qui ne cultivent les terres puissent avoir de quoi se nourrir) demeurent ignorées par les médias et les politiques. Il nous faut absolument et résolument rendre ces idées de plus en plus « mainstream », il faut les partager, les répéter pour qu’il soit dorénavant possible de penser de façon réellement holistiquement à des solutions aux problèmes économiques et sociaux auxquels nous devons faire face.

Au sujet de la crise actuelle de l’économie qui, malgré le fait que M. Stockwell Day, du haut de sa chaire ministérielle, déclare qu’elle soit terminée, continue de miner l’emploi dans toutes les régions du Canada et des États-Unis, David Harvey écrivait déjà en 2005 que :

The upper classes, insisting on the sacrosanct nature of their rights, preferred to crash the system rather than surrender any of their privileges and power. In so doing they were not oblivious of their own interest, for if they position themselves aright they can, like good bankruptcy lawyers, profit from a collapse while the rest of us are caught most horribly in the deluge. A few of them may get caught and end up jumping out of Wall Street windows, but that is not the norm, the only fear they have is of political movement that threaten them with expropriation or revolutionary violence. While the can hope that the sophisticated military apparatus they now possess (thanks to the military industrial complex) will protect their wealth and power, the failure of that apparatus to easily pacify Iraq on the ground should give them pause. (Harvey, 2005) [je souligne]

Le 5 juillet dernier, M. Harvey faisait une présentation lors du très bon « festival » Marxism 2009. La technologie nous permet d’y assister :

Source :

David Harvey, A Brief History of Neoliberalism, Oxford, Oxford University Press, 2007 (2005), page 153.


Far right launch campaign of violence and intimidation against opponents

3 août 2009

Dans le Guardian d’aujourd’hui, on apprend qu’un groupe d’extrême droite britannique vient de se lancer dans un assaut spectaculaire contre des militants anti-BNP. Pour mémoire, rappelons que le British National Party a réussi à faire élire plusieurs députés lors du dernier scrutin pour la députation britannique au Parlement européen. Nous étions en droit d’être inquiets lors de cette étrange élection, mais dorénavant, il n’est plus permis de douter : les fascistes et l’extrême droite entendent profiter de la place qui lui est offerte pour reprendre le poil de la bête qu’elle a perdu en Europe de l’Ouest.

Far-right activists have launched a campaign of intimidation and violence against political opponents including a series of death threats and physical attacks. Hardline fascists are targeting students and leading anti-racism activists who campaigned against the British National party in June’s European elections.

A group calling itself the Aryan Martyrs’ Brigade has issued threats including a « death warrant » sent to Weyman Bennett, the joint secretary of Unite Against Fascism, stating he will be killed before the end of the year « for crimes against all loyal white patriots and British nationalists ».

The threat, which the police are investigating and has a picture of Bennett in cross hairs, states: « We know exactly what you look like and what venues you frequent and can strike at will. The police, special branch, MI5, Searchlight cannot save you from the bullets coming your way. No matter where you are, we will get you, all we need is a lock on your mobile phone signal and you are one dead nigger. » (Taylor, 2009)

À ce titre, ajoutons que Le Monde diplomatique du mois de juillet publiait un très bon article sur la place qu’occupe l’extrême droite sur l’échiquier politique autrichien. L’histoire des crimes fascistes y semble très mal étudiée ce que permet à terme que certaines idées xénophobes de l’extrême droite puissent même se retrouver dans les plateformes de parti plutôt centristes.

À ce titre, nous y apprenions non seulement que :

Le 9 mai 2009, des néonazis autrichiens ont attaqué des survivants de Mauthausen, lors de la journée annuelle de commémoration de la libération de ce camp, le plus important d’Autriche.

mais, plus affreusement que :

Sur la place centrale de la capitale de la Carinthie [le samedi 18 octobre 2008], vingt-cinq mille personnes venues de tout le pays attendent en silence le transfert de la dépouille du dirigeant de l’extrême droite autrichienne et gouverneur de la région, Jörg Haider, mort quelques jours plus tôt dans un accident automobile. [...] Au premier rang, aucun des hommes politiques autrichiens ne manque à l’appel. Parmi eux, M. Heinz Fischer, président de la République et membre du Parti social-démocrate autrichien (SPÖ), le chancelier Alfred Gusenbauer (SPÖ), tous les ministres du gouvernement, ainsi que les dirigeants de tous les partis. « De véritables funérailles nationales », admet M. Gusenbauer [...] Et tout cela pour un homme qui [...] à l’occasion d’un rassemblement, à Krumpendorf, le 30 septembre 1995, exprima son admiration pour les vétérans des Waffen-SS, « ces hommes intègres, restés fidèles jusqu’à aujourd’hui à leurs convictions, malgré les vents contraires » (Daum, 2009). [je souligne]

Un travail monumental sera à faire pour lutter contre cette nouvelle poussée de l’acné fasciste.


Sources :

Taylor (2009). Far right launch campaign of violence and intimidation against opponents | World news | guardian.co.uk
Daum (2009). En Autriche, l’amer bilan des années Haider, Le Monde diplomatique


Slavoj Žižek – What does it mean to be a revolutionary today?

24 juillet 2009

Climate wars

26 février 2009

Le journaliste britannique Gwynne Dyer nous offre dans cette série de 3 reportages diffusés dans le cadre de l’émission Ideas de la CBC une analyse pour le moins sombre des effets politiques possibles des bouleversements climatiques que nous vivons actuellement et vivrons sans doute au cours du siècle en cours.

Le deuxième épisode de la série est particulièrement bien réussi et mérite notre attention. Dyer y souligne entre autres les risques que courent les pays près de l’équateur quant à leur réserve de nourriture et d’eau. De même, il rappelle que les frontières actuelles risquent d’être remises en question. En ce sens, le long litige entre la Chine et la Russie pour le contrôle de la Sibérie — territoire riche en pétrole et en gaz et, dans un futur pas si lointain, possiblement bien fertile — pourrait très bien violemment resurgir.

Dyer rappelle par ailleurs que :

without food, our carbon footprint rapidly pass to zero.

Il est possible d’écouter la série de reportages sur la page de la série : Climate Wars, jan. 2009.

Il est par ailleurs possible d’écouter et de télécharger ces épisodes sur le site Odeo.com

La grève chez OC Tranpo – Il temps d’identifier les vrais responsables

29 janvier 2009

Depuis maintenant plus de 50 jours les travailleuses et travailleurs du la société de transport collectif OC Tranpo d’Ottawa sont à leur poste… sur les lignes de piquetage. Dès les débuts de cette grève, les médias et les autorités ont mis l’accent sur l’impact qu’a ce mouvement de débrayage chez les employés d’OC-Tranpo sur les citoyens de la région de la Capitale nationale. Encore récemment, Radio-Canada (désolé, je ne n’écoute jamais autre chose) organisait un « forum » où la société d’État invitait les citoyens à exposait au grand public les maux que leur cause cette grève. On y demandait comment on vivait ce débrayage, si les employés avaient le droit faire la grève, si les transports collectifs devaient dorénavant être considérés comme des services essentiels, etc. Lors de cet exercice, comme depuis plus de 50 jours maintenant, les grands absents de ces discussions sur la place publique demeurent les véritables responsables de cette triste situation qui nuit à tous les citoyens de la région!

Depuis plus de 50 jours, on nous rabat les oreilles au sujet des méchants syndiqués qui nuisent à la quiétude générale. Depuis plus de 50 jours, on nous rappelle à quel point nous souffrons tous en raison de cette décision étrange des employés d’OC-Transpo de quitter le travail en décembre dernier. Pourtant, au cours de ces deux mois jamais il ne fut mention de la responsabilité de chacun d’entre nous dans cette histoire. Qu’avons-nous fait, nous, pour aider à régler ce conflit de travail désastreux? Comment sommes-nous intervenus au cours des dernières semaines auprès des élus d’Ottawa, ceux qui détiennent le réel pouvoir de régler ce conflit, pour leur demander de négocier honnêtement avec leurs employés? Combien d’entre nous s’est demandé si le fait d’avoir élu, il y a quelques années, un maire issu de l’entreprise privée et résolument ancré dans une optique de relation de pouvoir (et cde n’est pas la première fois qu’il le démontre!) avait eu un impact sur le cours des négociations entre les employés d’OC-Transpo et la municipalité? Est-il possible de croire que certaines des décisions que nous avons prises collectivement comme citoyens de la région auraient une incidence sur ce que nous vivons? Avons-nous, aussi, une part de responsabilité?

Les vrais responsables du conflit de travail actuel chez OC-Transpo, ce ne sont pas les employés qui, en somme, demandent ce que chacun d’entre nous aimerait avoir dans nos milieux de travail : un minimum de respect pour le travail accompli, un minimum de contrôle sur nos conditions de travail et la possibilité de négocier honnêtement. Non! Les vrais responsables de ce que vit la région depuis plus de 50 jours, ce sont nos élus, ce maire O’Brien, qui se complaît dans une situation de relation de pouvoir et nous, qui n’avons pas su appuyer les employés d’OC-Transpo plus tôt en exigeant de nos élus qu’ils négocient pour que nous n’ayons pas à souffrir cette situation plus longtemps!

Si OC-Transpo a su doter Ottawa d’un réseau de transport collectif qui fait l’envie de plusieurs des grandes villes du Canada avec tout ce que ça implique d’organisation et de coordination, pourquoi serait-il si complexe de permettre aux employés d’avoir leur mot à dire quant à leurs conditions quotidiennes de travail? Étonnamment, depuis près de deux mois, personne n’a souligné la détermination des syndiqués d’OC-Transpo. Ils ont su demeurer solidaires sous un froid hors du commun, sous un tapage médiatique ne leur laissant que rarement la parole et même sous une pluie de menaces et de violence physique et verbale. Il est grandement temps d’enfin identifier les vrais responsables de ce que vit la région et d’intervenir pour que les employés d’OC-Transpo puissent retourner au travail.

Les défis de QS selon Richard Fidler

11 janvier 2009

Bon, l’article de M. Fidler est un peu long et ne nous en apprend pas beaucoup, mais ses brèves conclusions quant aux défis auxquels fait face QS sont tout de même intéressantes.

Challenges ahead

With the election behind it, Québec solidaire now turns its attention to completing its program. A convention in 2009 will debate and adopt proposals now being discussed by the membership around the theme of “achieving a democratic, pluralist and sovereign Quebec”. Non-members as well as members are invited to participate in “citizen’s circles”, each composed of at least three persons (one must be QS member), and to prepare written perspectives and analysis texts for discussion in the party.

Another major challenge facing QS, now that the media spotlight will be focused on Amir Khadir’s intervention in the National Assembly, is to develop as well its extra-parliamentary actions. QS has always defined itself as a party of the ballot boxes and the streets, but the latter aspect — which involves far more than participating in demonstrations — has tended to be eclipsed by the party’s focus on electoral action. QS needs to develop a strategic conception of coherent intervention as a party in the unions and social movements whose concerns and interests it seeks to articulate and advance.

Richard Fidler, Challenges facing Québec solidaire following breakthrough in Quebec election, LINKS, déc. 2008.

M. Khadir se déchausse

22 décembre 2008

@profenhistoire @MarioAsselin Re:Khadir… Malheureusement, me voici confronté, à nouveau à une limite de Twitter. J’aurais bien aimé répondre via Twitter à mes amis Mario et Profenhistoire, mais 140 caractères, c’est bien loin d’être suffisant. Je tente donc une solution ad hoc.

J’aurais bien aimé savoir ce que vous désapprouvez exactement dans la participation d’Amir Khadir à une manifestation contre l’occupation états-unienne de l’Irak. Est-ce sa participation même à une manifestation? Sa participation à une manifestation de ce type? Ou simplement le fait qu’il ait, comme des milliers de militants à travers le monde lancé ses godasses à la tête des représentants d’un homme qui sera sans doute bientôt formellement accusé de crime de guerre?

Je comprends mal votre malaise.

D’abord, je tiens à souligner que même dans un état de droit aussi factice que le nôtre où les droits sont souvent mieux respectés chez ceux qui ont le pouvoir et un complète cravate, le droit de manifester est reconnu. Ce droit permet à la population de « manifester » son mécontentement. Si ce droit n’est pas respecté ou si on fait la sourde oreille aux doléances d’une population qui a le courage de descendre de la rue, il n’est pas absurde de croire — et l’histoire nous donnerait en ce sens raison — que des formes plus violentes mécontentement risquent de prendre forme.

Ensuite, je comprends mal l’idée que nous serions en « états de droit » et que, partant, ce genre de gestes serait inutile et malvenu. Qu’est-ce à dire? Que nous risquerions de froisser ceux qui ont le pouvoir dans leur bien-être? Ou qu’une simple lettre ferait bien mieux qu’une manifestation en bonne et due forme? J’ai écrit des lettres à nos représentants. Sans trop de succès, je le crains. J’ai écrit dans les médias. Avec un brin plus de succès. J’ai participer à des manifestations contre le sommet des Amériques, contre la ZLÉA, contre la guerre en Irak et en Afghanistan et ces manifestations, à défaut de toujours porter notre opinion au gouvernement aura au moins eu l’impact de faire connaître des enjeux à la population (je pense entre autres au PSP dénoncé lors des manifestations de Montebello et où les forces policières ont été d’une violence et d’une mauvaise foi inouïes).

Cela dit, si en fait, la seule qui vous déplaît dans les actions de M. Khadir, c’est le fait que se soit joint à des milliers de militants à l’échelle de la planète en reprenant un geste de résistance somme toute pour le moins inoffensif, je crains que vous perdiez le contexte de vue. La semaine dernière, une journaliste a eu le courage, après 6 ans d’occupation de son pays — 6 ans pendant lesquels la grande majorité de la population a appelé au retrait des troupes états-uniennes, 6 ans pendant lesquels des centaines de milliers de ses concitoyens ont été tués — de lancer ses chaussures à un tueur. Il n’a rien fait sauter, il n’a frappé personne. Il a cependant été franchement battu lui-même des geôles irakiennes. Ce geste, encore une fois assez banal et qui doit être pris dans le contexte d’une culture où le simple fait de montrer ses semelles à quelqu’un est un manque de respect épouvantable, a depuis repris pour devenir un symbole de la résistance. M. Khadir, solidaire dans ses actions, a repris ce geste pour rappeler aux autorités états-uniennes et aux citoyens du monde que les citoyens irakiens ont assez soufferts!

Lorsque l’on jugera enfin MM. Bush et Cheney pour leurs actions, M. Khadir pourra marcher la tête haute parce qu’il aura participé à garder allumer la flamme de la résistance alors que les autres de nos représentants se complaisaient dans une indifférence… qui ne me représente pas!

Le vers solidaire des militants du PQ…

10 décembre 2008

Je réagis rarement sur le site du Devoir, mais après 96 heures de pelletage, le commentaire de M. Mathias Brandl est un peu mal passé.

Voici ma réponse :

Vous êtes un petit comique, M. Brandl. Votre commentaire pourrait tenir la route s’il s’appuyait sur un semblant d’analyse sérieuse… ou même sur des valeurs démocratiques réelles.

Que je sache, la naissance de l’ADQ n’a pas nui au Parti libéral… ou plus encore au discours de droite. Loin s’en faut ! Depuis 10 ans on nous rabat les oreilles de déficit zéro, de « réingénierie » de l’État et autres aberrations pour le citoyen lambda. Pour la première fois depuis Duplessis un parti conserve le pouvoir pendant trois mandats ! Même le PQ, avec ses Boisclair, Bouchard et Facal a cherché à en profiter en se réorientant résolument vers la droite. Les militants de droites sont gras dur, M. Brandl!

Non, en fait, ce qui vous inquiète, c’est que l’on montre enfin au grand jour les contradictions au sein du PQ! C’est qu’enfin, les citoyens puissent juger de ce qu’est la véritable gauche et ce que sont de véritables valeurs sociales-démocrates! C’est que vous n’ayez plus le monopole de la place publique, c’est — pourquoi pas — l’idée qu’un parti qui soit réellement de gauche vienne court-circuiter un discours galvauder qui n’aura, au cours des 30 dernières années su se renouveler qu’en se campant à droite.

M. Brandl, si vous n’êtes pas si inquiets de nous donner le droit de parole et si réellement vous militez pour des valeurs progressistes, pourquoi ne pas avoir milité pour que tous aient un droit de parole équitable pendant la campagne? Pourquoi ne pas avoir milité pour que QS et les Verts aient la possibilité de participer au débat, par exemple?

Un homme lucide (comme vous vous prétendez peut-être) saluerait l’arrivée d’une nouvelle force de gauche, parce que, sur plusieurs dossiers, si réellement le PQ était à gauche, nous pourrions militer d’une voix unie. Le fait que notre voix vous inquiète révèle plutôt que ce n’est pas la démocratie ou les valeurs de gauche qui vous font rêver, mais le pouvoir!

Salutations cher ami, j’espère que nous saurons bientôt travailler ensemble! Les rangs de QS seront toujours ouverts à ceux et celles qui veulent lutter pour un monde meilleur pour toutes et tous!

Foglia était en Outaouais avec Françoise David et Bill Clennett!

22 novembre 2008

C’est ici : Pierre Foglia (2008). «Bonjour, je suis Françoise David, de Québec solidaire», LaPresse, 22 nov. 2008.

Quand le (très vilain) chat sort du sac!

22 novembre 2008

Argh!

Selon un article de Patrick Duquette, journaliste au quotidien LeDroit, le candidat Jean-Roch Villemaire, du parti Indépendantiste, s’avoue des affinités avec Le Pen (pas la série télévisée, mais le «facho de con» français)!

Mon bout préféré :

Pour le moment, déplore-t-il, les seuls vrais Québécois sont les « Québécois de souche ». « Et un vrai Québécois de souche, c’est quelqu’un dont les ancêtres sont arrivés ici avec les Français », précise Jean-Roch Villemaire.

Patrick Duquette (2008). «Villemaire s’avoue des affinités avec Le Pen», LeDroit, 22 nov. 2008.

Hum…

Première vague d’immigrants juifs = vers 1770
Et que dire des irlandais = tout le XIXe siècle
Ou des Premières nations?

Tout devient clair! Inutile de forcer la note. Tout ce qui est entre 1608 et 1763 (rien avant, rien après!), c’est des vrais québécois, le reste, eh bien!, difficile à dire, mais c’est autre chose! Des étrangers peut-être? Je suis vachement content d’être un «vrai» québécois aux yeux de ce salaud! Quoique, j’ai aussi du sang écossais, irlandais, britannique et, même, comble de malheur, autochtone. Je suis cuit! Il me faudra sans doute un camp de rééducation pour maintenant mieux comprendre ce qu’est la société québécoise.

Mais quel con!

Comment appelle-t-on ce courant politique qui craint l’immigration et cherche son identité dans une nationalisme exacerbé? Ah Oui! LE FASCISME!

And that’s another reason why I left old Skibbereen!