Je devais me rendre dans la belle ville de Montréal vendredi dernier et comme j’étais un brin en avance — ce qui doit tout de même être vachement rare à Montréal —, je me suis permis une petite balade dans l’est de l’île (j’aime bien les quartiers industriels). Or, quelle ne fut pas ma surprise de voir une ligne de piquetage devant l’un des sièges sociaux de Petro-Canada (Sherbrooke Est) après avoir klaxonné frénétiquement pour encourager les employés qui m’apprenant l’existence d’un lock-out, je suis demeuré perplexe sur l’absence de couverture médiatique de ce conflit de travail. Considérant l’affiche planté dans le banc de neige annonçant « Ici dorment des scabs », je trouvais bien dommage que je découvre ce conflit par hasard.
Si, comme moi, vous découvrez ce conflit, le site Labourstart a pour sa part déjà initié une campagne de lettre contre l’employeur. Quelques secondes de votre temps pour appuyer ces employés :
Petro-Canada has been associated with CEP’s National Energy Bargaining Program for decades. In every round of bargaining except one, it was with Petro-Canada that CEP negotiated the industry pattern agreement on major national issues. Once a pattern is set it applies across Canada. In 2007 Petro-Can denied the pattern at the Montreal refinery over the term of the agreement and wages, and locked-out 270 workers.
Petro-Can’s lock-out means the refinery is being run by managers, placing the surrounding community at risk. An inquiry into the explosion at the BP refinery in Texas in 2005, which killed 15 people, was unequivocal in its conclusion that fatigue and poor training were behind that tragedy. Help end the lockout, send a message now!
source : Labourstart