Tom Waits Press Conference from Anti Records on Vimeo.
Magnifique! J’espère que j’aurai ce disque pour la Noël
Tom Waits Press Conference from Anti Records on Vimeo.
Magnifique! J’espère que j’aurai ce disque pour la Noël
Après plus de 11 semaines en grève, agissons!
« Les membres de l’AFPC qui travaillent au Musée des civilisations et au Musée de la guerre sont en grève depuis septembre. Après des semaines sans rencontres, puis une semaine de pourparlers infructueux, les 420 grévistes ont demandé que le conflit soit réglé par une tierce partie neutre.
Mais, la direction des musées a refusé.
La population doit s’y mettre et faire des pressions sur la direction jusqu’à ce qu’elle change d’idée.
Aidez à régler ce conflit. »
— Site Grève au Musée des civilisations et au Musée de la guerre
Petit test particulièrement sympathique! Je confirme cependant, pour voir, il faut nécessairement être dans la vague. Si vous voulez que je vous y insère, laissez-le-moi savoir.
J’aime beaucoup l’idée que l’on puisse ensuite modifier la vague à même le blogue!
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Je viens de découvrir qu’il est possible de rendre une vague publique. En fait, la vague sera vue par toutes celles et tous ceux qui ont un compte googlewave. Cette possibilité pourra être particulièrement utile dans le futur. Il suffit d’imaginer justement l’insertion d’un vague dans un blogue. La vague publique pourra donc être lue et modifiée par toutes et tous. On pourra donc aisément inviter une communauté à participer à une vague sans nécessairement les inviter un à un. Je trouve cette possibilité particulièrement intéressante. En fait, la vague sera plus qu’un simple wiki en ce sens qu’elle sera ensuite automatiquement insérée dans l’interface wave de quiconque y contribue.
Me reste à découvrir s’il est possible, une fois qu’une vague a été rendue publique, d’en limiter l’accès à nouveau.
Hum!
Pour mon plaisir… et peut-être le vôtre. J’adore cette pièce!
Dans l’édition du Devoir de ce week-end (2009-11-07), on peut lire une critique particulièrement dithyrambique de la télé-série Apocalypse qui prendra l’antenne dans les prochaines semaines au Québec.
Étonnamment, les journalistes du Devoir semblent avoir réussi à passer à côté d’une réelle critique historique de cette oeuvre qui se veut documentaire. Je dis étonnamment parce que, depuis quelques mois, LeDevoir s’amuse à prendre position dans un débat entre l’histoire comme science et l’histoire comme récit ou narration (voir à ce sujet les textes récents traitant des écrits de Courtois ou de Comeau).
Or, cette série télévisée, qui semble vouloir dresser un portrait exhaustif des années de conflits entre 1939 et 1945, est loin de faire unanimité sur la forme et sur le fond. L’historien Lionel Richard décrie en ce sens cette série qui «donne à voir, mais pas à réfléchir. »
Sa principale critique, outre les erreurs et les omissions de ce « documentaire » — comme ce passage où les auteurs affirment que la Conférence de Yalta aurait marqué le début de la Guerre froide, alors que les Alliés y mettent en place les derniers préparatifs pour l’assaut ultime contre Hitler ; ou cet autre qui affirme que l’auteur Thomas Mann aurait été complètement indifférent à la montée du fascisme en Allemagne ; ou encore cet autre qui dénonce le viole « systématique » des femmes allemandes par les troupes soviétiques —, c’est précisément qu’il donne dans le spectacle et non dans l’histoire.
À ce titre, Richard rappelle qu’il n’existe pratiquement aucune image de la Deuxième Guerre mondiale qui ne soit issue de la propagande. En effet, comment un cinéaste aurait pu prendre les images saisissantes que présente Apocalypse si ne n’est parce qu’il fut autorisé à le faire dans un dessein de convaincre les masses du bien-fondé des actions de part et d’autre. La critique des sources, n’est-ce pas là le b.a.-ba de la méthode historique?
Richard affirme enfin :
« À quoi bon une nouvelle composition documentaire si elle vise, avant tout, à séduire visuellement? Sous peine de racolage médiatique, l’essentiel est d’obtenir que les images en question, sorties de leur fonction initiale de propagande, complètent impartialement, pédagogiquement, les connaissances déjà solidement acquises. Apocalypse en est loin. Les recherches universitaires sont à la fois plus sûres et plus avancées que les données apportées par l’ensemble de ses épisodes. Du reste, aucun historien, en qualité de conseiller ou consultant, ne figure à son générique. […] Oui, trop d’entorses aux faits dans cette série, d’insinuations non justifiées, d’omissions, pour qu’on puisse admirer sans réserve la somme d’informations qu’elle véhicule. »
En niant les rudiments de l’histoire comme science, ce sont les nuances qui prennent le bord ! Or, l’histoire est une science tout en nuance et, à trop simplifier, on risque de dangereuses dérives !
Apocalypse semble donc avoir toutes les caractéristiques d’un spectacle monté pour la télévision, dans le seul objectif d’en mettre plein la vue aux téléspectateurs et donc d’assurer des revenus aux chaines qui la diffuse. Toute réelle réflexion historique ou même critique semble évacuée. Il est bien dommage que les journalistes du Devoir n’aient pas pris la peine de mettre en garde contre les dérives aussi évidentes de cette série.
À lire donc : Lionel Richard, « Apocalypse » ou l’histoire malmenée, Le monde diplomatique, novembre 2009, page 3.
Non mais! Comment enseigner l’histoire sans Youtube?!?
Tiens. La maison de ma belle-mère est sur street-view… avec la voiture du beau-frère devant
Belle rencontre ce soir pour les membres du Front commun du secteur public de l’Outaouais. La salle était pleine à craquer pour entendre les représentants des différentes centrales. Louis Roy de la CSN, Daniel Boyer de la FTQ et Gilles Dussault du SISP ont fait applaudir la foule plus d’une fois par leur discours au sujet des prochaines négociations.
Voyez les quelques photos que j’y ai prises!
Selon ces militants de nos centrales, il est impératif de déboulonner les grands mythes concernant les employés du secteur public.
De ces mythes, en voici quelques-uns:
1. Les fonctionnaires se poignent le beigne : Avons-nous vraiment besoin d’en parler! Partout dans le secteur public, on réduit les services depuis des années. Les jeunes quittent en masse le secteur public pour se trouver des employés ayant de meilleures conditions. Nous faisons un travail essentiel et nous avons trop rarement les ressources pour le faire comme il le devrait!
2. Les employés de l’État sont bien payés : L’écart entre le salaire des employés du secteur public et celui des employés du privé est de l’ordre de 7,7%. Point!
3. Les employés du secteur public ont la sécurité d’emploi : Quelle farce! Avec les départs à la retraite sans remplacement et le fait que nous ne sommes plus en mesure d’assurer la relève avec des jeunes qui sortent de nos écoles et de nos universités, elle est belle la sécurité d’emploi!
Louis Roy, de la CSN, nous a par ailleurs rappeler que malgré la crise économique actuelle, le gouvernement Charest s’est amusé à donner quelque 42 milliards de dollars pour les infrastructures à des entrepreneurs privés. Avec une marge de profit de 15%, on parle donc d’environ 6 milliards donnés directement en profit au privé… Les augmentations salariales que nous demandons, pour 475 000 employés qui, eux aussi font rouler l’économie, se chiffrent à à peine 3,3 milliards!
Le gouvernement utilise l’argent dans des magouilles et nous dit ensuite qu’il n’en a plus pour ses employés. C’est à un choix de société auquel nous sommes confrontés! Si, à 475 000 syndiqués, nous ne sommes pas en mesure de rappeler au gouvernement qu’il doit enfin bien gérer l’argent des contribuables et leur donner les services dont ils ont besoin, nous aurons un sérieux problème!
Un intervenant nous a par ailleurs fait remarquer qu’au rythme où vont les choses, on est en droit de se demander si le gouvernement ne met pas tout en oeuvre pour que les services publics soient dysfonctionnels. Lorsque tous les services seront réduits au strict minimum, il sera d’autant plus facile de faire avaler la pilule de la privatisation!
Enfin, un dernier intervenant ajoute : «Le gouvernement Charest est un virus! C’est un virus bien pire que le H1N1!».
C.-A.
— Écoute, Charles! Écoute! C’est quoi? C’est qui?
Le voisin avait toujours été un peu bizarre pour nous, les jeunes d’à côté. Il reste au deuxième étage d’une grande maison blanche. Une immense demeure au fond. Beaucoup plus grande que la nôtre. Et le sous-sol y est fini! Une fois, il nous avait fait entrer dans son antre, moi et mon frère. Un superbe appartement. Au fond, une petite cuisine et un perron duquel il s’amusait parfois à viser, sans grand succès les écureuils du coin à l’aide de son fusil à plombs. À droite, en entrant, un puits d’escalier qui monte à la chambre. Une pièce magnifique où l’intimité se commande, comme il se doit, par un rideau de perles de bois. Et les lucarnes! Et au cœur de cet appartement, un salon. Un grand salon au centre duquel trôné un de ces systèmes de son dont rêvent tous les jeunes garçons — et dont je rêve toujours, je dois l’avouer.
— Des JBL! Voilà ce qu’il te faut, Marc. Ton ampli, ça va, mon tes haut-parleurs : ils ne valent pas un clou!
Les haut-parleurs. Un sujet d’une violente polémique entre mon père et le voisin. Une polémique qui animait des débats tout aussi intenses que ceux que j’entendais parfois au sujet d’une révolution qui aurait dû être permanente. Une lutte sans merci. Pionner ou JBL, qui aurait le dessus. Au son, à l’oreille, j’aurais sans hésité cru le voisin. D’autant, que la nuit, ses fichus haut-parleurs pouvaient aussi bien me réveiller à minuit qu’à deux heures du matin. À travers le mur, on entendait surtout la basse, mais tout de même, quelle puissance!
— Écoute, Charles! Écoute! C’est quoi? C’est qui?
Le voisin était de ces bizarres de types qui sont en mesure de jouer aussi bien au hockey qu’au frisbee en ne portant au pied qu’une paire de pauvres gougounes en caoutchouc ne tenant sur le pied que par un morceau de plastique glissé entre le gros orteil et le majeur du pied. Quelle élégance! Au mois d’août, dans un short Adidas blanc et bleu, il nous ridiculisait tous. Il maniait le frisbee comme Gretzky la rondelle et il pouvait nous crisser toute une volée si nous avions enfin l’audace de lui emprunter ses bâtons d’hockey pour jouer dans la rue.
— À la condition que je joue aussi!
Et tout ça, malgré ses gougounes et son short Adidas blanc et bleu.
Le voisin avait aussi comme caractéristique qu’il vivait toujours dans la maison qui l’avait vu naître. Pas dans le même appartement assurément, mais sa mère et son père vivaient toujours au rez-de-chaussée. Son père était postier. Si j’ai déjà su son nom, il est depuis oublié. Nous l’appelions Monsieur. Les soirs d’Halloween, ils étaient notre premier arrêt. Immanquablement, ils nous faisaient chanter. Pourquoi fallait-il absolument nous faire souffrir ainsi? Nous venions cependant préparés! Une chanson toute prête! Nous avions presque hâte. Faut dire que chanter pour ces voisins c’était tout de même un moindre mal. La voisine d’en face aurait quant à elle bien pu nous manger! Nous étions en effet particulièrement chanceux. Notre pâté de maisons pouvait compter sur les bons services de deux sorcières! La première, à quelques maisons à gauche, ne bornait à nous engueuler lorsque nous marchions sur son trottoir. L’autre, laide, vivait juste en face. Sa maison avait un balcon vert pâle qui n’avait pas été rafraîchi d’une nouvelle couche de peinture depuis des années. Elle ne sortait jamais. Parfois, nous la voyons. Elle semblait vivre avec une autre dame. Sa fille? Une consœur? Il ne nous aurait jamais traversé l’esprit qu’elle aurait pu avoir une amante. Nous n’avions pas l’âge… Nous ne la voyons pour ainsi dire qu’une fois par année : le soir de l’Halloween! Le soir où les sorcières sortaient. Le soir où la gourmandise avait le dessus sur la couardise. Elle pouvait nous manger si elle nous voulait. Un caramel mou et quelques sous pour l’Unicef nous rendaient notre témérité.
— Hé! Ho! Les gars, franchement!
On vient de faire éclater une bouteille vide sur une roche. Nous sommes trois à retenir notre souffle. Quel son! Malheureusement, le frère du voisin au père fonctionnaire a aussi un frère fonctionnaire. L’un au fédéral. L’autre au municipal. Police municipale. Heureusement, il ne vient pas souvent. Il doit voir ses parents une fois par mois. On se tient tranquille. Une journée. Ce qui rend ses visites plus sympathiques cependant c’est que parfois, il vient avec ses filles. Au nombre de deux. Nous sommes trois. Elles sont deux. L’un un brin trop jeune. Elle peut jouer avec le petit frère, pour ce que nous en avons à foutre. L’autre par contre! L’autre, il faut l’épater. Nous avons tout fait pour l’épater. Des folies. Des âneries. Son père lui aura sans doute expliqué quel genre de crétins nous étions.
— J’en vois tous les jours de ces jeunes truands, Marjorie. Fais-moi confiance, ils finiront sûrement en prison.
Échec sur toute la ligne.
— Écoute, Charles! Écoute! C’est quoi? C’est qui?
Le voisin aura toujours été un assez étrange. Mais nous l’aimions bien. Il est impossible de décrire la fierté que j’ai pu ressentir lorsque j’ai su lui répondre, lorsque j’ai su répondre à cette question qu’il nous posait invariablement. Je savais qu’en répondant, je faisais dorénavant partie d’un groupe bien sélect. De ce groupe de gens qui savent apprécier la musique et qui savent ce qu’est la beauté. Je savais, en répondant, que le voisin, aussi bizarre fut-il, allait ressentir une fierté tout aussi puissante que la mienne en pensant à l’éducation musicale qu’il avait réussi à donner au fils du voisin.
— Tarkus. Emmerson, Lake and Palmer.
Enfin. Je l’ai eu. Il prend une autre gorgée de sa bière — de la Bleue — et sourit.