À constamment entendre parler du présent sommet de la francophonie, une idée m’est venue : n’est-il pas un brin étrange que de cette francophonie, il n’est que deux membres de cette francophonie qui soient aussi membres du G8 ou même faisant partie de ce que nous nommons étrangement l’Occident?
Or, si la francophonie est essentiellement un lègue de l’Empire français au même titre que le Commonwealth est un reste de ce que fut l’Empire britannique, il est relativement facile d’admettre que ces anciennes colonies, au service de leur métropole, ne se soient toujours pas remises des torts qui leur furent imposés… Mais comment expliquer alors que le Québec ou le Canada fassent aujourd’hui partie de l’Occident alors que les autres membres de la francophonie doivent encore se contenter du statut de pays en développement?
Serait-ce parce que le Québec et le Canada ont ultimement fait aussi partie de l’Empire britannique? La chose semble d’abord faire sens. Des colonies de jadis, les USA, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande sont parmi les seules qui ont atteint le club sélect des pays de l’Occident. Or, de ce même Empire britannique, les anciennes colonies que sont le Kenya ou le Zimbabwe sont bien loin du compte. Aussi, il semble évident que le simple fait d’avoir fait partie se l’Empire britannique ne peut tout simplement pas expliquer la croissance économique qu’ont connu le Canada, les USA ou la Nouvelle-Zélande. Il faut donc autre chose.
Et s’il s’agissait plutôt de l’implémentation d’une des politiques de l’Empire? Une politique qui aurait connu un certain succès dans ces anciennes colonies et pas ailleurs? Or, la première de ces politiques qui frappe l’esprit, c’est que ces colonies, devenues aujourd’hui pays riches, ont réussi, contrairement à toutes les autres, dans leurs politiques génocidaires à l’égard de leur population autochtone. En effet, là où le Kenya, le Zimbabwe ou l’Inde n’ont pas réussi, le Canada, les USA ou l’Australie ont connu un succès indéniable. Le cynique que je suis pourrait même soutenir que l’Afrique du Sud, qui est aujourd’hui un pays présentant une certaine richesse (au sens capitaliste du terme), a presque réussi à annihiler ses populations indigènes. Ainsi, il semble que le fait d’avoir réussi à faire disparaître, à toute fin pratique, leur population autochtone aurait eu un impact sur la croissance que connurent ces anciennes colonies une fois libres du joug impérial…
Serait-ce possible que le principal facteur qui aura permis à une ancienne colonie d’aujourd’hui de faire partie des pays riches ait été le fait de réduire leur population indigène respective à néant?

