Articles Taggés ‘Canada’

Être le premier à poser ses affiches

7 septembre 2008

Être le premier à poser ses affiches, c’est bien! Mais encore faut-il choisir ses emplacements judicieusement.

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Poème de Charkaoui, anniversaire de Harkat.

6 septembre 2008

Qu’est-ce qu’un certificat de sécurité ?
Un certificat de sécurité,

C’est le droit d’être traité selon les normes du non-Droit,

C’est la Justice à deux vitesses,

C’est la préséance de l’ex-parté et du huis-clos, 

C’est la Loi au service du Service[1]!
Un certificat de sécurité,

C’est le pen, le trou et les « scrous »,

C’est la visite contact sans contact,

C’est la vitre qui sépare des être chers,

C’est le « deadlock »[2], la solitude. et respirer la pourriture.
Un certificat de sécurité,

C’est être mineur à trente ans,

C’est le petit fonctionnaire constipé qui devient inquisiteur,

C’est l’inquisiteur imbu de lui-même ayant des airs de tortionnaire,

C’est la culpabilité d’être né ailleurs!
Un certificat de sécurité,

C’est Big brother à la maison,

C’est la télé réalité sans coupure publicitaire,

C’est dehors dehors l’immigré,

C’est tais-toi et encaisse!
Un certificat de sécurité,

C’est tout ça mais pas seulement ça,

C’est Hassan et Mahjoub et leur grève de la faim,

C’est Sophie Harkat sans Harkat,

C’est Jaballah1et Jaballah2!
Un certificat de sécurité,

C’est cette mélancolique litanie d’un candidat à la torture,

C’est être musulman au pays de Chrétien, 

C’est la bêtise humaine avec des allures de sagesse,

C’est moi aujourd’hui toi peut-être demain!

Adil CHARKAOUI

La lutte doit continuer pour ces hommes qui font l’objet de mesures extraordinaires où il n’ont tout simplement plus droit aux simples droits que leur confère l’Habeas Corpus…

Le 6 août dernier, ce fut l’anniversaire de naissance de M. Mohamed Harkat. Il a 40 ans. Il s’agit sans doute d’une bonne occasion, un mois plus tard, alors qu’une célébration se déroule en son honneur à Ottawa, d’écrire à notre député fédéral pour qu’il adresse ses meilleurs vœux à l’un de ses pensionnaires.

Notes

[1] Terme désignant le S.C.R.S. dans les documents de la Cour fédérale

[2] Le pénitencier, le cachot, les gardes et l’enfermement dans le langage carcéral au Canada

Unrepentant: le génocide des Premières Nations au Canada

24 août 2008

Unrepentant, un film de M. Kevin Annett au sujet du génocide des Premières Nations au Canada.

Nothing but the thruth…

24 août 2008

«As for the woman from Saskatchewan, she remembers having to hold open the furnace doors in her residential school as small bodies were shovelled in for incineration.»

Roy Macgregor[1]

Pour faire suite à mon précédent billet. 58 ans plus tard, l’État canadien — notre gouvernement — trouve le courage de s’excuser. Mais quelle réparation? Quelle réparation pour ces atrocités qui ne sont toute récente dans notre histoire… sans compter ce que ces nations et leurs membres doivent vivre encore aujourd’hui… sans compter les élans de haines que l’on perçoit encore chez nos concitoyens…

En réponse à cette question, le Rev. Kevin Annett répond — tenez-vous bien — en 6 points[2] :

  • A full International War Crimes Tribunal with the powers to prosecute those who can be held responsible for crimes or cover-ups at the native schools.
  • A nationwide search for the remains of children – Mr. Annett estimates some 50,000 – who died at these schools, by neglect or abuse, and were never given proper burials.
  • The creation of a National Aboriginal Holocaust Museum so Canadians will never forget the crimes against humanity that took place in these schools.
  • An official nationwide « Day of Mourning » for all victims, both dead and living, of residential schools.
  • An end to any federal tax exemptions for churches that had any involvement in establishing and running such institutions.
  • The abolishment of the Indian Act, the winding down of the federal Department of Indian and Northern Affairs – and the return of all « stolen lands and resources » to Canada’s indigenous nations.

¡Ya basta!

Notes

[1] Roy Macgregor (9 June). Nothing but the truth can give apology true substance. The Globe and Mail, A.2.

[2] ibid.