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Entre le 1978 et 2015, le nombre d’heures à travailler pour payer ses frais de scolarité

3 mars 2012

Il est particulièrement intéressant de découvrir qu’alors que le gouvernement soutient que les étudiants doivent payer leur juste part, le nombre d’heures qu’ils doivent travailler afin de couvrir les frais de scolarité liés à leurs études n’a cessé de croître depuis 1978.

C’est entre autres ce que nous apprend un document de l’IRIS publié en mai 2011.

Une réponse à l’intimidation de l’état

3 mars 2012

L’accès à l’éducation est un droit à tous les ordres d’enseignement, incluant le postsecondaire, enchâssé entre autres dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (…) Le Canada en est signataire et reconnaît que « l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite ». Il appartient donc à l’état de garantir ce droit.

 

Or, l’état québécois attaque l’inviolabilité de ce droit (…) Pourtant, seuls les étudiants sont mobilisés. Cette situation est inacceptable et la société entière doit empêcher cette attaque contre le droit à l’éducation en tant qu’enjeu de nature intergénérationnelle. Tous concernés par les décisions gouvernementales, nous nous déresponsabilisons comme société lorsque nous acceptons que ceux qui nous suivent doivent s’endetter pour avoir accès à ce qui leur revient de droit.

 

Il nous est impensable qu’en 2012 des étudiants québécois aient à se battre pour faire valoir ce droit inaliénable à l’éducation. Il est tout aussi impensable qu’ils soient punis pour avoir assumé seuls une responsabilité qui incombe à nous tous. La liberté d’expression, l’égalité devant la loi et la liberté d’association sont également des droits et nul préjudice ne peut découler de leur exercice.

 

La marchandisation de l’éducation proposée par le gouvernement Charest, sous prétexte de renflouer les universités, le soustrait de sa responsabilité de financement de la formation post-secondaire affirmée et légiférée depuis le Rapport Parent de 1965. La hausse proposée ne représente que l’équivalent de 1,2 % du budget annuel du ministère de l’éducation, mais elle fermera, selon plusieurs études scientifiques récentes, la porte de l’éducation post-secondaire à des dizaines de milliers de jeunes québécois, ce qui est contraire aux principes des diverses déclarations de droits. Accepterions-nous de devoir payer pour notre liberté d’expression, notre égalité devant la loi, notre droit d’association ?

 

L’éducation est une responsabilité collective et nous devrions tous, parents, enseignants, formateurs, administrateurs, décideurs, être aux côtés des étudiants et nous mobiliser pour protéger ce droit fondamental. Nous appuyons ainsi la lutte des étudiants pour la défense du droit et de l’accès à l’éducation. Nous reconnaissons la pleine légitimité des moyens utilisés pour mener ce combat et appelons la société entière à appuyer les étudiants dans cette lutte. Par principe, un droit ne peut être affaibli et son intégrité attaquée ; sinon, ce n’est plus un droit.

 

 

3 mars 2012 | Le Droit

Stéphanie Demers, Judith Émery-bruneau, Catherine Lanaris, David Lefrançois, Geneviève Lessard, Ruth Philion, Madeleine Doffouchi Tchimou, Francine Sinclair, Département des sciences de l’éducation, Université du Québec en Outaouais

IRIS – Faut-il vraiment augmenter les frais de scolarité?

3 mars 2012

Selon ce qu’on entend tous les jours, les universités du Québec seraient cruellement sous-financées, ce qui les empêcherait d’offrir une éducation de qualité et de participer activement à l’économie québécoise. Pas d’autre choix, dit-on, que de hausser les frais de scolarité. De toute façon, un·e universitaire gagnera un plus haut salaire à la fin de ses études : en s’endettant, il ou elle fait donc un investissement rentable dans son capital humain. Voilà ce que l’on entend. Qu’en est-il vraiment ?

IRIS – Faut-il vraiment augmenter les frais de scolarité?.

Très bonne synthèse. Une vingtaine de pages plus que nécessaire en cette période de mobilisation.