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Worker’s Republic… Windows and Doors

11 janvier 2009

Comme toujours, de par le monde, des mouvements ouvriers nous montrent la voie vers ce qui devraient être possible pour tous. Les travailleurs syndiqués de l’usine Republic Windows and Doors ont fait acte de résistance en décembre dernier et ont gagné!

Les victoires de nos concitoyens méritent d’être partagées et célébrées!

When the workers at Republic Windows and Doors — in Chicago, USA — were notified their factory would close in three days, they took matters into their own hands. The unionised workers seized control of the factory for six days to demand the entitlements they were owed by law. They also demanded that Bank of America, which was « bailed out » with taxpayers’ money just weeks before, make funds available to the company to pay the workers. On the sixth day, December 10, 2008, of their occupation, they won all their demands, and showed the world’s working class a classic example of people’s power.

suite de l’article : Workers’ Republic – Scenes from a successful factory occupation, LINKS, déc. 2008.

Sans résistance, il ne peut y avoir de victoire!

[MàJ : Peter Dreier dans le Monde diplomatique du mois de janvier fait un travail remarquable de présenter cette victoire du syndicat de l'usine Republic Windows and Doors. On y apprend entre autre l'organisation dont ont fait preuve les leaders syndicaux et on y découvre aussi le contexte dans lequel s'inscrit cette l'occupation de l'usine. En effet, les gestionnaires de l'usine avaient non seulement acheté une entreprise concurrent où les employés n'étaient pas syndiqués au mois d'octobre et avait même commencer à y transférer des équipements.]

Le vers solidaire des militants du PQ…

10 décembre 2008

Je réagis rarement sur le site du Devoir, mais après 96 heures de pelletage, le commentaire de M. Mathias Brandl est un peu mal passé.

Voici ma réponse :

Vous êtes un petit comique, M. Brandl. Votre commentaire pourrait tenir la route s’il s’appuyait sur un semblant d’analyse sérieuse… ou même sur des valeurs démocratiques réelles.

Que je sache, la naissance de l’ADQ n’a pas nui au Parti libéral… ou plus encore au discours de droite. Loin s’en faut ! Depuis 10 ans on nous rabat les oreilles de déficit zéro, de « réingénierie » de l’État et autres aberrations pour le citoyen lambda. Pour la première fois depuis Duplessis un parti conserve le pouvoir pendant trois mandats ! Même le PQ, avec ses Boisclair, Bouchard et Facal a cherché à en profiter en se réorientant résolument vers la droite. Les militants de droites sont gras dur, M. Brandl!

Non, en fait, ce qui vous inquiète, c’est que l’on montre enfin au grand jour les contradictions au sein du PQ! C’est qu’enfin, les citoyens puissent juger de ce qu’est la véritable gauche et ce que sont de véritables valeurs sociales-démocrates! C’est que vous n’ayez plus le monopole de la place publique, c’est — pourquoi pas — l’idée qu’un parti qui soit réellement de gauche vienne court-circuiter un discours galvauder qui n’aura, au cours des 30 dernières années su se renouveler qu’en se campant à droite.

M. Brandl, si vous n’êtes pas si inquiets de nous donner le droit de parole et si réellement vous militez pour des valeurs progressistes, pourquoi ne pas avoir milité pour que tous aient un droit de parole équitable pendant la campagne? Pourquoi ne pas avoir milité pour que QS et les Verts aient la possibilité de participer au débat, par exemple?

Un homme lucide (comme vous vous prétendez peut-être) saluerait l’arrivée d’une nouvelle force de gauche, parce que, sur plusieurs dossiers, si réellement le PQ était à gauche, nous pourrions militer d’une voix unie. Le fait que notre voix vous inquiète révèle plutôt que ce n’est pas la démocratie ou les valeurs de gauche qui vous font rêver, mais le pouvoir!

Salutations cher ami, j’espère que nous saurons bientôt travailler ensemble! Les rangs de QS seront toujours ouverts à ceux et celles qui veulent lutter pour un monde meilleur pour toutes et tous!

Foglia était en Outaouais avec Françoise David et Bill Clennett!

22 novembre 2008

C’est ici : Pierre Foglia (2008). «Bonjour, je suis Françoise David, de Québec solidaire», LaPresse, 22 nov. 2008.

Quand le (très vilain) chat sort du sac!

22 novembre 2008

Argh!

Selon un article de Patrick Duquette, journaliste au quotidien LeDroit, le candidat Jean-Roch Villemaire, du parti Indépendantiste, s’avoue des affinités avec Le Pen (pas la série télévisée, mais le «facho de con» français)!

Mon bout préféré :

Pour le moment, déplore-t-il, les seuls vrais Québécois sont les « Québécois de souche ». « Et un vrai Québécois de souche, c’est quelqu’un dont les ancêtres sont arrivés ici avec les Français », précise Jean-Roch Villemaire.

Patrick Duquette (2008). «Villemaire s’avoue des affinités avec Le Pen», LeDroit, 22 nov. 2008.

Hum…

Première vague d’immigrants juifs = vers 1770
Et que dire des irlandais = tout le XIXe siècle
Ou des Premières nations?

Tout devient clair! Inutile de forcer la note. Tout ce qui est entre 1608 et 1763 (rien avant, rien après!), c’est des vrais québécois, le reste, eh bien!, difficile à dire, mais c’est autre chose! Des étrangers peut-être? Je suis vachement content d’être un «vrai» québécois aux yeux de ce salaud! Quoique, j’ai aussi du sang écossais, irlandais, britannique et, même, comble de malheur, autochtone. Je suis cuit! Il me faudra sans doute un camp de rééducation pour maintenant mieux comprendre ce qu’est la société québécoise.

Mais quel con!

Comment appelle-t-on ce courant politique qui craint l’immigration et cherche son identité dans une nationalisme exacerbé? Ah Oui! LE FASCISME!

And that’s another reason why I left old Skibbereen!

La CSQ demande que QS et le PV soient du débat des chefs

18 novembre 2008

Montréal, le 18 novembre 2008

Monsieur Denis Pellerin
Porte-parole du consortium des télédiffuseurs
Département des communications
Radio-Canada
1400, boul. René-Lévesque Est, bureau 2110
Montréal (Québec) H2L 2M2

Objet : Participation de Québec solidaire et du Parti vert au débat

Monsieur,

Depuis quelques jours, nous entendons abondamment parler du manque d’intérêt de la population à l’égard de la présente campagne électorale. Nous entendons également les analystes politiques affirmer craindre une participation anémique aux élections générales du 8 décembre prochain.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), représentant 160 000 membres, est extrêmement préoccupée par le taux de participation aux différentes campagnes électorales témoignant de l’intérêt que porte la population à notre démocratie. Alors, inutile de vous dire que nous sommes très inquiets par ce qui nous est rapporté dans les différents médias à ce sujet.

Nous le sommes d’autant plus, car nous croyons que d’exclure du débat télévisé, un moment fort de cette campagne, deux partis qui recueillent l’appui d’environ 10 % à 15 % de la population et qui sont présents dans toutes les régions du Québec est une fort mauvaise idée. Cela est inutilement dommageable à la qualité de notre débat démocratique et nous apparaît donc injustifiable.

Nous croyons qu’une campagne électorale est un bon moment pour parler des différents enjeux qui préoccupent l’ensemble de la population. Nous sommes convaincus que les débats télévisés sont un moyen important d’y parvenir d’autant plus que les cotes d’écoute enregistrées à l’occasion des débats passés le confirment. En ce sens, nous comprenons mal que le parti Québec solidaire et le Parti vert en soient exclus.

Nous vous demandons donc, aujourd’hui, de reconsidérer votre décision et nous vous prions de recevoir, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.

Le président,

(signé)
Réjean Parent

(source)

Obama sur Flickr

7 novembre 2008

Je suis de plus en plus convaincu que l’équipe Obama profitera d’Internet et des outils de collaboration informatique comme nul autre auparavant.

Cette image de la fille d’Obama félicitant son père alors que la famille vient d’apprendre que son élection était confirmée est tout de même sans précédent.

J’ai bien hâte de voir la suite… Tant de possibilités!

Les affiches électorales sont tout de même plus jolies…

7 novembre 2008

…lorsque tu es celui qui les pose!

Il m’en reste quelques-unes à installer.

Le triomphe de l’ignorance

2 novembre 2008

Le grand journaliste et militant britannique George Monbiot, n’y va pas avec le dos de cuillère à la veille des élections états-uniennes.

How was it allowed to happen? How did politics in the US come to be dominated by people who make a virtue out of ignorance? Was it charity that has permitted mankind’s closest living relative to spend two terms as president? How did Sarah Palin, Dan Quayle and other such gibbering numbskulls get to where they are? How could Republican rallies in 2008 be drowned out by screaming ignoramuses insisting that Barack Obama is a Muslim and a terrorist?[1]

Notes

[1] George Monbiot (2008). «The Triumph Of Ignorance», TheGuardian, 28 oct. 2008.

La gouvernance des cégeps et les membres au CA

1 novembre 2008

Très étrange nouvelle cette semaine[1]… Toute cette histoire de la réorganisation des Conseils d’administration des cégeps et des universités. Je suis bien loin d’être au fait des nouvelles théories en gestion et en administration, mais comment est-il possible d’en arriver à la conclusion que le fait de réduire la place des enseignants et des employés dans les instances de leur établissement pour les remplacer par des quidams venus du milieu des affaires et ne voulant rien connaître de l’éducation sinon le profil de sorti de leurs futurs employés?

La place de l’entreprise privée dans les écoles, vous dites?

Quelques jours après l’annonce de la refonte des conseils d’administration des cégeps et universités, la CSQ réagit[2].

Ce qui est autrement plus intéressant cependant dans la réaction de vendredi dernier aux «ajustements» quant à la composition des conseils d’administration des cégeps et des universités, c’est que contrairement à ce que d’aucuns affirment, selon l’Institut de recherche et d’information socio-économiques (IRIS), ces nouvelles dispositions ne feront rien pour améliorer le sort financier des établissements publics d’enseignement supérieur. Bien au contraire! Selon l’IRIS, les idées mercantiles des gestionnaires issus du monde des affaires seraient justement à la source des maux financiers que connaît l’UQAM entre autres.

L’Institut de recherche et d’information socio-économiques (IRIS), qui s’est penché récemment sur les sources de financement des universités, a ajouté sa voix au concert de protestation contre l’augmentation de membres externes sur les CA. «Ce n’est pas une carence de gestionnaires externes qui est à la source de la crise de l’UQAM, mais plutôt l’influence croissante d’un mode de régulation propre au secteur privé et importé de force dans les services publics», a soutenu le chercheur Philippe Hurteau. La logique de gouvernance privée qui s’immisce dans les universités les conduit à une dynamique de concurrence et à une gestion, sans égard aux services publics qu’elles doivent offrir, estime l’IRIS. (source)

J’ajouterais à cette analyse qu’outre la place prépondérante que prend dès lors l’entreprise privée dans les établissements d’enseignement publics, le fait qu’au collégial, la réorganisation implique qu’il y aura dorénavant plus qu’un seul membre représentant les intérêts des personnels non enseignants (employés de soutien et personnel professionnel), il sera bien joli de voir qui représentera qui et comment!

Décidément, je ne comprends rien à la gestion[3]!

Notes

[1] Clairandrée Cauchy (2008). «Québec dépose deux projets de loi – Cégeps et universités pourraient être sous haute surveillance», LeDevoir, 31 oct. 2008.

[2] Clairandrée Cauchy (2008). «Gouvernance des cégeps et des universités – Les employés se disent sous-représentés», LeDevoir, 1 nov. 2008.

[3] Je lisais ce matin Le Monde diplomatique… Étrangement, leur CA est uniquement composé d’employés.

De colonies à pays du G8

18 octobre 2008

À constamment entendre parler du présent sommet de la francophonie, une idée m’est venue : n’est-il pas un brin étrange que de cette francophonie, il n’est que deux membres de cette francophonie qui soient aussi membres du G8 ou même faisant partie de ce que nous nommons étrangement l’Occident?

Or, si la francophonie est essentiellement un lègue de l’Empire français au même titre que le Commonwealth est un reste de ce que fut l’Empire britannique, il est relativement facile d’admettre que ces anciennes colonies, au service de leur métropole, ne se soient toujours pas remises des torts qui leur furent imposés… Mais comment expliquer alors que le Québec ou le Canada fassent aujourd’hui partie de l’Occident alors que les autres membres de la francophonie doivent encore se contenter du statut de pays en développement?

Serait-ce parce que le Québec et le Canada ont ultimement fait aussi partie de l’Empire britannique? La chose semble d’abord faire sens. Des colonies de jadis, les USA, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande sont parmi les seules qui ont atteint le club sélect des pays de l’Occident. Or, de ce même Empire britannique, les anciennes colonies que sont le Kenya ou le Zimbabwe sont bien loin du compte. Aussi, il semble évident que le simple fait d’avoir fait partie se l’Empire britannique ne peut tout simplement pas expliquer la croissance économique qu’ont connu le Canada, les USA ou la Nouvelle-Zélande. Il faut donc autre chose.

Et s’il s’agissait plutôt de l’implémentation d’une des politiques de l’Empire? Une politique qui aurait connu un certain succès dans ces anciennes colonies et pas ailleurs? Or, la première de ces politiques qui frappe l’esprit, c’est que ces colonies, devenues aujourd’hui pays riches, ont réussi, contrairement à toutes les autres, dans leurs politiques génocidaires à l’égard de leur population autochtone. En effet, là où le Kenya, le Zimbabwe ou l’Inde n’ont pas réussi, le Canada, les USA ou l’Australie ont connu un succès indéniable. Le cynique que je suis pourrait même soutenir que l’Afrique du Sud, qui est aujourd’hui un pays présentant une certaine richesse (au sens capitaliste du terme), a presque réussi à annihiler ses populations indigènes. Ainsi, il semble que le fait d’avoir réussi à faire disparaître, à toute fin pratique, leur population autochtone aurait eu un impact sur la croissance que connurent ces anciennes colonies une fois libres du joug impérial…

Serait-ce possible que le principal facteur qui aura permis à une ancienne colonie d’aujourd’hui de faire partie des pays riches ait été le fait de réduire leur population indigène respective à néant?