Articles Taggés ‘socialisme’
Invitation to all Ottawa activists
16 juillet 2010Des idées à rendre «mainstream»
9 septembre 2009This is to my mind more than just a peculiarity of the Cuban process: it confirms the implications of Gramsci’s argument that for proletarian ideology—Marxist theory—to triumph, it must win the battle for hegemony and become “common sense.” Or to put it another way, the abstractions of Marxist theory must gel with the popular democratic traditions of a specific country before they can become hegemonic. This is perhaps the crucial error of most Communist (and also Trotskyist) parties: the idea that by preaching abstract Marxist-Leninist doctrine they can build an effective mass revolutionary movement.
— Diana Raby (2009). «Why Cuba Still Matters», Monthly Review, January 2009
Intéressante citation qui me ramène à l’un de mes principaux sujets de réflexion ces temps-ci. Comment se peut-il qu’il est si peu de place faite au contre-discours? Comment est-ce possible que la droite ait réussi à faire accepter ses idées et son discours de façon si étanche qu’ils font partie des idées reçues, du bon sens ou du «mainstream»? Comment se fait-il encore que la gauche n’ait pas réussi à faire mieux? Où est le discours de gauche? Quel est notre organe? Comment se fait-il qu’alors que tous sont hébétés de voir nos voisins États-uniens s’entre-déchirer au sujet de l’assurance maladie, que nous peinions à faire valoir des idées comme éole-Québec ou pharma-Québec? Comme s’il s’agissait là d’idées aussi farfelues que celle de l’assurance-maladie pour les États-uniens.
Il est impératif de prendre la place qui nous revient sur la place publique! Il est impératif de parler et d’écrire pour être entendus et lus! Il est impératif que celles et ceux qui ont quelque chose à dire, que celles et ceux qui ont développé au cours des ans des outils qui leur permettent de comprendre le monde, interviennent publiquement! Il est impératif que l’on cesse de sa gargariser dans des revues scientifiques ou des magazines de gauche que personne ne lit et qui sont, plus souvent qu’autrement, tout à fait indigestes, pour rendre notre discours intelligible. On ne convaincra personne si personne ne comprend de quoi on cause et si nos idées paraissent rigoureusement farfelues. Or, des idées sont parfois farfelues que parce qu’elles sont marginales et présentées comme telles… comme une assurance-maladie états-unienne.
Einstein au sujet de l’éducation
6 septembre 2009This crippling of individuals I consider the worst evil of capitalism. Our whole educational system suffers from this evil. An exaggerated competitive attitude is inculcated into the student, who is trained to worship acquisitive success as a preparation for his future career.
I am convinced there is only one way to eliminate these grave evils [namely through the establishment os a socialist economy, accompanied by an educational systeme which would be oriented toward social goals. In such an economy, the means of production are owned by society itself and are utilized in a planned fashion. A planned economy, which adjusts production to the needs of the community, would distribute the work to be done among all thoses able to work and would garantee a livelihood to every man, woman, and child. The education of the individual, in addition to promoting his own innate abilities, would attempt to develop in him a sense of responsability for his fellow men in place of glorification of power and success in our present society.
— Albert Einstein, 1949.
